Bergerac : un jeune homme condamné pour un réseau de vols de câbles cuivre
Condamnation pour vols de câbles cuivre à Bergerac

Un réseau familial de vols de câbles cuivre démantelé à Bergerac

Mardi 24 février, un homme de 22 ans comparaissait devant le tribunal judiciaire de Bergerac pour une série de vols et tentatives de vol aggravés de câbles en cuivre, survenus en 2023. Interpellé à l'été 2025 près de Sarlat, le prévenu a maintenu une attitude impassible tout au long de l'audience, niant systématiquement les faits qui lui étaient reprochés.

Des vols ciblant les infrastructures télécoms

La société Orange a porté plainte pour le dérobement de câbles en cuivre, qui assurent encore la distribution d'Internet dans certaines zones, bien qu'ils soient progressivement remplacés par la fibre optique. Les méfaits se sont déroulés dans plusieurs départements, notamment l'Aisne, l'Oise et la Dordogne, totalisant sept vols et tentatives.

Face à la présidente du tribunal qui égrenait les éléments du dossier, l'accusé s'est contenté de répondre : « Ce n'est pas moi, c'est sûr. C'est un malentendu. » Une défense qu'il a répétée lorsque la magistrate a évoqué le bornage de sa ligne téléphonique sur les lieux des délits.

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Un mode opératoire sophistiqué impliquant la famille

L'enquête a révélé que le prévenu agissait en compagnie de son père et de son cousin, jugés séparément. Le trio utilisait un fourgon récemment acquis, doté d'une plaque d'immatriculation falsifiée, et se faisait passer pour des techniciens afin de dérober le cuivre sans éveiller les soupçons.

Le cuivre volé était ensuite séparé de l'aluminium et apporté à un ferrailleur, un commerçant que le jeune homme connaissait bien dans le cadre de son activité d'autoentrepreneur spécialisée dans l'achat-revente de métaux.

Une condamnation malgré les dénégations

La procureure a souligné le caractère « très préparé » des faits, estimant que les explications du prévenu « ne tenaient pas la route ». Elle a requis quinze mois d'emprisonnement, tandis que l'avocat de la défense plaidait pour une simple peine de sursis.

Le tribunal a finalement condamné le jeune homme à huit mois de prison. Ayant déjà effectué six mois sous le régime de la détention provisoire depuis le 8 août 2025, il lui reste deux mois à purger. Cette affaire met en lumière les défis de la sécurisation des infrastructures télécoms face à ce type de délinquance organisée.

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