Violences et happy slapping : cinq mineurs provoquent leurs victimes et les rouent de coups
Des violences particulièrement graves ont été commises le week-end dernier lors de la fête du quartier de La Peyrade, à Frontignan. La fête s'est terminée au commissariat de Sète pour six mineurs impliqués dans une série de violences gratuites. Cinq jeunes âgés de 13 à 17 ans ont été placés en garde à vue, et un dernier convoqué en audition libre, pour répondre de ces faits.
Dès le 14 juin, en soirée, le groupe d'individus a cherché la provocation. Ils ont incité un mineur à venir au contact pour l'affronter. La victime a refusé mais a été agressée par plusieurs individus pendant que l'un d'eux filmait la scène. Le même scénario s'est reproduit à deux reprises le lendemain, toujours pendant la fête. Le groupe s'en est pris à un autre jeune de 14 ans, le rouant de coups pour lui voler sa casquette. Là encore, l'agression a été filmée avec un téléphone portable. Un troisième mineur de 14 ans, provoqué gratuitement, a été passé à tabac dans la même journée.
Des blessures et des poursuites judiciaires
Ces actes extrêmement violents ont causé de sérieuses blessures. L'une des victimes, examinée par un médecin légiste, s'en sort avec deux jours d'incapacité totale de travail (ITT). Les familles ont rapidement déposé plainte auprès des services de police de Sète-Frontignan. Une enquête a été ouverte immédiatement. Les auteurs, domiciliés à Sète, Frontignan et Balaruc, ont été rapidement identifiés ; ils sont au nombre de six. Cinq ont été interrogés en garde à vue, puis déférés devant le parquet des mineurs de Montpellier le mercredi 18 juin. Ils devraient passer une première fois devant le juge des enfants le 23 juillet prochain.
Les poursuites concernent des violences aggravées (en réunion et visant un mineur), du vol aggravé, et du « happy slapping », c'est-à-dire le fait d'avoir filmé un délit avec une intention malveillante. Cinq jeunes seront jugés pour ces faits. Ce dossier illustre la gravité des actes de violence commis par des mineurs et l'importance de la réponse judiciaire.



