Un homme condamné à 15 ans de réclusion pour avoir violé et drogué sa femme
Un homme de 63 ans, qui échangeait avec Dominique Pelicot, figure emblématique de l'affaire des viols de Mazan, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Vaucluse. Il était jugé pour avoir drogué et violé son épouse, reproduisant les méthodes de son complice.
Les faits reprochés
Entre 2015 et 2020, le prévenu a administré à sa femme des anxiolytiques à son insu, la plongeant dans un état de vulnérabilité, puis l'a violée à plusieurs reprises. Il a également filmé les agressions et partagé des images avec Dominique Pelicot, avec qui il échangeait des conseils sur les substances utilisées.
La victime, aujourd'hui âgée de 62 ans, a témoigné de son calvaire : « Je ne me souviens de rien, mais les vidéos montrent l'horreur. J'ai été trahie par celui qui devait me protéger. »
Le verdict
La cour a suivi les réquisitions de l'avocat général, qui avait demandé 15 ans de réclusion. Le président a souligné la préméditation et la perversité des actes, ainsi que l'absence de remords du condamné. Ce dernier a été reconnu coupable de viols aggravés et d'administration de substances nuisibles.
Un mode opératoire similaire à l'affaire Pelicot
Dominique Pelicot, déjà condamné à 20 ans de réclusion pour des faits similaires, avait fourni au prévenu des conseils sur les dosages et les précautions à prendre pour ne pas éveiller les soupçons. Les enquêteurs ont découvert des échanges sur des forums où les deux hommes discutaient de leurs « techniques ».
Cette affaire met en lumière la dangerosité des réseaux de soumission chimique et la nécessité d'une vigilance accrue des proches. Les associations féministes saluent la condamnation, mais appellent à une meilleure prévention.
- 15 ans de réclusion criminelle
- Inscription au fichier des délinquants sexuels
- Interdiction définitive d'exercer une activité en contact avec des mineurs
La défense a annoncé son intention de faire appel, estimant la peine « excessive au regard de l'âge et de l'état de santé » du condamné. Le parquet, de son côté, se félicite d'une décision « exemplaire ».



