Cannes : une femme agresse son compagnon avec un couteau et une fourchette pendant son sommeil
Cannes : agression au couteau et à la fourchette pendant le sommeil

Une agression violente à Cannes dans un contexte de troubles psychiatriques

À Cannes, une femme de 44 ans, originaire de Nice, a été interpellée par la police dans la nuit du 11 au 12 avril 2026, cachée derrière un buisson avec un couteau et une fourchette en main. Ces ustensiles, détournés en « armes par destination », ont servi à porter des coups sur son compagnon, probablement pendant son sommeil, le blessant « volontairement et avec détermination ».

Des blessures graves et un procès renvoyé

Les blessures infligées à la victime ont nécessité une interruption temporaire de travail (ITT) de trois jours. Hier, lors de l'audience au tribunal judiciaire de Grasse, la victime était présente avec des pansements à la tête, tandis que sa compagne était présentée en comparution immédiate. La prévenue, de silhouette frêle, a demandé un renvoi de son procès pour préparer sa défense, et elle reste actuellement en détention.

Elle n'a aucune mention à son casier judiciaire et a dénoncé le comportement de son ami, affirmant : « Il me force à consommer du crack, il m'oblige à en prendre chaque jour et devient agressif lorsque je ne lui donne plus d'argent. » Percevant l'allocation adulte handicapé comme seul revenu, elle a effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique.

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Des propos inquiétants et une expertise psychiatrique demandée

Le rapport d'expert mentionne « un fond dépressif ancien et un passage à l'acte en lien avec sa consommation massive de stupéfiants et une altération de son comportement ». Pendant ses auditions, elle a déclaré « avoir une mission divine, je suis la lumière il est les ténèbres ». Le procureur a relevé ces propos inquiétants, soulignant : « C'est sa grande détermination. Cette agression, presque méritée d'après elle, associée à une pensée délirante à caractère mystique, cela interroge sur sa santé mentale et sa dangerosité, qui doit être réévaluée. »

Une nouvelle expertise psychiatrique est demandée, car le rapport précédent semble insuffisamment motivé dans ses conclusions. La défense, représentée par Me Catherine Dupain, a demandé le placement « sous contrôle judiciaire de la prévenue en lui interdisant de rentrer en contact avec la victime ». Le procès est renvoyé en juin pour permettre cette évaluation approfondie.

Cette affaire met en lumière les défis liés aux troubles psychiatriques et à la consommation de drogues dans les violences conjugales, nécessitant une approche judiciaire et médicale adaptée pour assurer la sécurité de toutes les parties impliquées.

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