Le chanteur Patrick Bruel, âgé de 67 ans, serait "sidéré" par les multiples accusations de viols et d'agressions sexuelles qui le visent, selon des témoignages de son entourage recueillis par le journal Libération. Alors qu'au moins treize plaintes ont été déposées en France, en Belgique et au Canada, ses proches décrivent un homme peinant à prendre la mesure des faits qui lui sont reprochés.
Un sentiment d'incompréhension
"Il ne comprend pas du tout la tempête qui s'abat sur lui, se sent très exagérément condamné et vit ça comme une mise à mort programmée par Mediapart", confie l'un de ses proches, sous couvert d'anonymat. L'interprète de Casser la voix est visé par des accusations de viol, tentative de viol, agression sexuelle et exhibition sexuelle, pour des faits qui se seraient déroulés entre 1991 et 2019.
Un autre membre de l'entourage ajoute : "La Bruelphobie est aussi irrationnelle que la Bruelmania". Patrick Bruel lui-même aurait déclaré : "Moi je peux me regarder dans la glace, je sais ce que j'ai fait, je sais ce que je n'ai pas fait. Je ne suis pas du tout ce qui est décrit là."
Une remise en question partielle
Malgré ce sentiment d'injustice, le chanteur se montrerait toutefois capable de s'interroger sur certains de ses comportements passés. "Il se demande : est-ce que quand je proposais trois fois la même chose à la même femme sur un tournage, cela pouvait lui paraître imposé ?", rapporte un proche. Il serait également "très remonté vis-à-vis des accusations de soumission chimique".
L'entourage sous le choc
Les amis de l'artiste expriment leur stupéfaction face aux révélations. "On tombe tous de notre chaise. Ce qu'on lit ne correspond pas à l'homme qu'on connaît, à ses valeurs, à ce que l'on sait de lui. Nous n'avons jamais eu vent d'une quelconque violence ou contrainte. Jamais !", assure l'un d'eux.
Conséquences sur sa carrière
Patrick Bruel s'apprête à entamer une tournée en France et à l'étranger pour les 35 ans de son album. Cependant, plusieurs dates ont déjà été annulées au Canada, où une nouvelle accusation pour agression a été portée par une journaliste québécoise. En France, des élus, notamment à Paris, lui demandent de ne pas maintenir ses spectacles.



