Bébé de 10 semaines positif à la cocaïne à Bédarieux : parents condamnés
Bébé positif à la cocaïne à Bédarieux : parents condamnés

Ce mardi 2 juin, le tribunal correctionnel de Béziers a condamné un couple de Bédarieux, souffrant de pathologies psychiatriques, à plusieurs mois de prison ferme. Ils étaient jugés pour avoir violenté leur nourrisson de dix semaines, dont les analyses ont révélé la présence de cocaïne dans les urines.

Des faits de violence et de négligence

Les faits remontent au 4 novembre 2024, lorsque les gendarmes sont intervenus au domicile du couple, connu pour sa polytoxicomanie. Sur place, ils ont découvert le bébé sur un matelas, une mère hébétée et de la poudre blanche à proximité. Le nourrisson présentait des marques rouges autour de la bouche, signes de violences.

Selon les déclarations du père, les deux parents étaient alcoolisés au moment des faits. La mère aurait saisi violemment la bouche du bébé, provoquant des rougeurs. Lors de l'audience, elle a affirmé ne se souvenir de rien et a nié toute violence, déclarant : "Je travaille avec les enfants depuis dix ans, je n'ai jamais levé la main sur un enfant."

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Le père a quant à lui décrit une scène où sa compagne a saisi le bébé par le bras et la joue, le faisant pleurer, et l'a menacé avec un couteau lorsqu'il a évoqué l'idée de partir avec l'enfant.

Une consommation de crack au centre du drame

Me Dominique Vial-Bondon, avocat du nourrisson, a souligné la gravité de la situation : "Ce petit avait dix semaines... les analyses ont révélé qu'il était positif à la cocaïne. Un taux tellement important que cela suppose une prise directe."

L'expertise psychologique a révélé que les parents avaient un discernement altéré : schizophrénie pour le père, troubles bipolaires pour la mère. Le ministère public a requis neuf mois de prison pour la mère et six pour le père, en raison de cette altération. Le procureur a déclaré : "Ils étaient plus préoccupés par leur consommation de crack que par lui."

Les avocats de la défense ont plaidé pour des peines plus légères, soulignant que les parents n'auraient pas dû avoir la charge de l'enfant compte tenu de leurs problèmes psychiatriques et de leur toxicomanie. Le père, qui a prévenu les secours via sa sœur, a vu sa responsabilité atténuée.

Les peines prononcées

Le tribunal a finalement condamné la mère à six mois de prison ferme et le père à deux mois de prison ferme. Cette affaire met en lumière les défaillances du système de protection de l'enfance, les médecins étant informés des pathologies du couple sans alerte donnée lors de la grossesse ou de la naissance.

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