Le procès s’est déroulé dans la salle pénale du palais de justice d’Alès. Un habitant de Rousson, âgé de 39 ans, a été jugé en comparution immédiate jeudi 4 juin pour des violences commises sur sa compagne, avec qui il souhaitait se séparer. Les faits se sont produits en pleine nuit, au domicile du prévenu, lorsque la femme est arrivée à l’improviste.
Une bagarre violente
Selon le récit du prévenu, il aurait supplié son ex-compagne de partir, mais celle-ci aurait refusé, entraînant une escalade de la violence. « On s’est battus comme des animaux. C’était violent. C’était terrible », a-t-il déclaré à la barre, affirmant avoir également reçu de nombreux coups. La bagarre a été si intense que les voisins ont été alertés par les cris de la compagne. Cette dernière n’a pas souhaité se constituer partie civile ni témoigner. Elle a finalement quitté les lieux à vélo, car son agresseur lui avait confisqué la clé de sa voiture.
Le parquet conteste la version de la légitime défense
Pour le procureur de la République, Abdelkrim Grini, il ne s’agit pas de violences réciproques. « On n’est pas sur des violences réciproques où Monsieur s’est défendu et Madame est à l’origine des violences », a-t-il insisté. Il a dénoncé un « scénario » auquel il n’adhère pas, estimant que le prévenu « édulcore » les faits. Le parquet a requis 18 mois de prison, dont six à neuf mois avec sursis probatoire, assortis d’un maintien en détention.
La défense plaide la légitime défense
Me Joris Numa, avocat de la défense, a plaidé la légitime défense, soulignant que son client présentait des blessures de la tête aux pieds. « Il aurait fallu poursuivre les deux. A minima, on est sur des violences réciproques », a-t-il déclaré, regrettant que la compagne ne soit considérée que comme une victime.
Décision du tribunal
Le tribunal a finalement condamné le Roussonnais à un an de prison, dont la moitié avec sursis probatoire, et a ordonné son maintien en détention.



