Une attaque au couteau a eu lieu ce mercredi 29 avril 2026 dans le quartier juif de Golders Green, au nord de Londres, blessant deux hommes. Un suspect a été arrêté, et l'unité antiterroriste a été saisie de l'enquête.
Deux hommes blessés, un suspect interpellé
Les victimes, un homme d'une trentaine d'années et un septuagénaire, ont été poignardées en pleine rue. Selon la police, elles ont reçu les premiers soins sur place avant d'être transportées à l'hôpital. Leur état est stable. Le suspect, âgé de 45 ans, a été arrêté pour tentative de meurtre et placé en garde à vue. La police tente de déterminer sa nationalité et ses antécédents. L'unité antiterroriste est chargée de l'enquête.
Réactions des autorités
Le Premier ministre Keir Starmer a qualifié l'attaque d'« absolument révoltante » et a déclaré que « s'en prendre à notre communauté juive, c'est s'en prendre au Royaume-Uni ». Il a remercié le groupe de surveillance juif Shomrim North West London, dont les membres ont maîtrisé le suspect avant l'arrivée de la police, ainsi que le service d'urgence bénévole Hatzola, qui a soigné les blessés. Le suspect a également tenté de poignarder des policiers, qui n'ont pas été blessés, avant d'être neutralisé au taser.
Contexte d'attaques antisémites
Cette attaque survient après une série d'incendies et de tentatives d'incendies criminels visant la communauté juive dans le nord-ouest de Londres ces dernières semaines. La première de ces attaques a eu lieu fin mars 2026 contre des ambulances de Hatzola, suivie d'autres visant une synagogue à Harrow et les locaux d'une organisation caritative juive. Ces événements ont accru l'inquiétude de la communauté juive, déjà traumatisée par l'attaque contre une synagogue de Manchester le 2 octobre 2025, qui avait fait deux morts et trois blessés graves.
Renforcement des patrouilles
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a condamné une « attaque épouvantable » et souligné que « la communauté juive de Londres est la cible d'une série d'attaques antisémites choquantes ». La police a renforcé ses patrouilles dans le quartier, où la présence policière était déjà accrue. Le commissaire Luke Williams a reconnu « l'importante détresse et l'inquiétude que cet incident est susceptible de provoquer ».
Enquête et liens possibles
La police a arrêté 26 personnes en lien avec les incendies et tentatives d'incendie survenus à Londres après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février. Les enquêtes ont été confiées à l'unité antiterroriste. Un groupe baptisé Harakat al-Yamin al-Islamiyya (Hayi), proche de l'Iran, a revendiqué certaines actions. Lundi, un mur recouvert de portraits de manifestants tués en Iran a été visé par un incendie sans dégâts, et les locaux de la chaîne Iran International ont également été ciblés.
Réaction d'Israël
Israël a appelé le Royaume-Uni à prendre des « mesures décisives » et « en urgence ». Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que « le gouvernement britannique ne peut plus prétendre que la situation est sous contrôle ». Le président israélien Isaac Herzog s'est dit « horrifié » et a jugé « inacceptable » qu'il soit désormais dangereux pour un juif de marcher dans la rue à Londres. Il a appelé le monde à « combattre cette vague de haine des Juifs par tous les moyens possibles ».



