Un lycéen de 14 ans scolarisé au lycée Cantau, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), a été placé en garde à vue ce lundi 27 avril, après avoir été identifié comme l'auteur de quatre fausses alertes à la bombe visant son propre établissement, ainsi qu'un courriel menaçant le collège Albert-Camus. L'information a été confirmée par la procureure de la République de Bayonne, Mariel Garrigos.
Des menaces répétées entre le 20 et le 27 avril
Entre le 20 et le 27 avril, le lycée Cantau a reçu quatre courriels évoquant des bombes posées dans l'établissement, avec des menaces de les faire exploser. Le 27 avril, un courriel similaire a également visé le collège Albert-Camus. Une semaine plus tôt, le lycée avait déjà reçu un appel téléphonique menaçant, passé depuis la Bretagne. Ces alertes ont entraîné l'évacuation de l'établissement à deux reprises pour procéder à des levées de doute, mobilisant la police et activant tout le processus de sécurisation.
Enquête et identification du mineur
Face à la multiplication des menaces et à leur caractère ciblé, le parquet de Bayonne a ouvert une enquête, confiée d'abord au commissariat de Bayonne le 20 avril, puis au Service Interministériel de la Police Judiciaire (SIPJ) à compter du 24 avril. Les investigations techniques, portant sur la téléphonie, les réseaux sociaux et les comptes utilisés, ont permis d'identifier des lignes et adresses IP en lien avec un jeune de 12 ans résidant en Bretagne. Ce dernier a expliqué avoir agi sur instruction d'un mineur de 14 ans (né en 2011), scolarisé au lycée Cantau.
Garde à vue et perquisition
Le lycéen de 14 ans a été placé en garde à vue, prolongée mardi soir. Il est poursuivi pour divulgation d'information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse, menace de destruction dangereuse pour les personnes matérialisée par écrit, et menace de mort ou d'atteinte aux biens à l'encontre d'un chargé de mission de service public. Une perquisition a été menée à son domicile, où un smartphone et des disques durs ont été saisis. Selon ses premières déclarations, le lycéen souhaitait faire fermer l'établissement. Le parquet de Bayonne décidera des suites à donner à cette affaire.



