Affaire Pilarski : Christophe Ellul condamné à 4 ans de prison avec sursis, son chien Curtis sera saisi
Le tribunal correctionnel de Senlis a rendu son verdict ce mercredi dans l'affaire du décès d'Elisa Pilarski, survenu en novembre 2019 en forêt de Retz. Christophe Ellul, le propriétaire du chien Curtis, a été condamné à quatre ans d'emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire. Le chien, un croisé de type staffie, sera saisi et pourrait être euthanasié.
Une affaire qui a bouleversé la France
Elisa Pilarski, 29 ans, enceinte de six mois, avait été retrouvée morte après avoir été attaquée par un chien. Les investigations avaient rapidement pointé du doigt Curtis, un chien appartenant à Christophe Ellul, le compagnon de la victime. Le procès, qui s'est tenu en mai dernier, a examiné les circonstances de cette tragédie.
Le tribunal a estimé que Christophe Ellul avait fait preuve de négligence en ne prenant pas les mesures nécessaires pour éviter que son chien ne soit dangereux. Il avait notamment été signalé à plusieurs reprises pour des comportements agressifs de Curtis. L'homme a également été condamné pour détention d'arme sans autorisation, des carabines ayant été retrouvées à son domicile.
Une peine jugée clémente par certaines parties civiles
La peine de quatre ans avec sursis a été accueillie avec des réactions mitigées. Les proches d'Elisa Pilarski ont exprimé leur déception, estimant que la sanction n'était pas à la hauteur du drame. De leur côté, les associations de protection animale ont salué la décision de saisir Curtis, mais regrettent que l'euthanasie ne soit pas automatique.
Le parquet avait requis une peine de trois ans de prison ferme. Le tribunal a donc suivi en partie les réquisitions, mais en assortissant la peine d'un sursis total. Christophe Ellul devra également verser des dommages et intérêts aux parties civiles, dont le montant sera fixé ultérieurement.
Le sort de Curtis en suspens
Le chien Curtis, âgé de cinq ans, est actuellement placé dans un refuge. La décision finale concernant son sort reviendra à un vétérinaire comportementaliste, qui évaluera sa dangerosité. Si le chien est jugé dangereux, il pourra être euthanasié. Dans le cas contraire, il pourrait être confié à une association.
Cette affaire a relancé le débat sur la législation concernant les chiens dangereux en France. Plusieurs associations réclament un durcissement des lois et une meilleure prévention des morsures.
Le jugement de ce mercredi clôt une procédure judiciaire de près de quatre ans. Il reste à Christophe Ellul la possibilité de faire appel de cette décision.



