53 chats et 28 cadavres dans le congélateur : une Vençoise condamnée à Grasse
53 chats et 28 cadavres : une Vençoise condamnée

Une Vençoise condamnée pour maltraitance animale

Le tribunal correctionnel de Grasse a condamné une femme d'une quarantaine d'années, résidant à Vence, à six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans. Elle devra également suivre des soins. Les faits remontent au 28 août 2025, lorsque les gendarmes de Vence, accompagnés de l'association de protection animale Les chats de Stella, se sont rendus à son domicile suite à des signalements de voisins concernant une invasion de chats et des odeurs nauséabondes.

Des conditions de vie déplorables

Sur place, les forces de l'ordre ont découvert des conditions d'hygiène catastrophiques. Un tas d'immondices jonchait le sol, et un saladier d'eau et de croquettes était posé à terre pour nourrir les animaux. La juge Pascale Cina a décrit la scène : « Une quarantaine de chats se promènent aux abords du domicile, seuls certains d'entre eux sont stérilisés et vaccinés. Les chats présentent des malformations aux pattes. » Dans le congélateur, fermé par un simple scotch, les gendarmes ont découvert 15 cadavres de chatons et 12 cadavres de chats adultes, dont beaucoup étaient morts à la suite d'accidents de la route.

« C'est ma famille »

À la barre, la prévenue a déclaré être « bordélique » et a expliqué qu'elle souhaitait enterrer les animaux mais n'en avait pas l'autorisation. Interrogée sur l'avenir, elle a répondu : « C'est ma famille », ajoutant ne pouvoir vivre sans eux. La juge lui a rétorqué : « Quand on prend la responsabilité d'un animal, on finance tout. » Maître Clara Léger Roustan, conseil des associations de défense des animaux, a plaidé pour une « maltraitance passive » et a demandé la confiscation définitive des chats et des tortues.

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Une peine de six mois avec sursis

Le Ministère public avait requis 12 mois d'emprisonnement avec sursis et une obligation de soins, soulignant « la chosification des animaux » car on ne se soucie pas de garantir leurs besoins vitaux. Finalement, le tribunal a rendu son délibéré le 2 juin, condamnant la jeune femme à six mois d'emprisonnement assortis d'un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu'une obligation de soins.

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