Parité en Dordogne : une progression timide face à une domination masculine persistante
La représentation des femmes dans les mairies de Dordogne reste un défi majeur, avec des chiffres qui peinent à masquer une réalité profondément inégalitaire. Alors que le nombre de femmes maires a connu une légère hausse de 4 points depuis 2020, cette avancée apparaît bien dérisoire au regard de la composition globale des édiles du département.
Un fossé qui se creuse dans les grandes communes
Sur les 503 maires que compte la Dordogne, seulement 116 sont des femmes, ce qui représente moins d'un quart des effectifs totaux. Cette sous-représentation devient encore plus criante lorsque l'on observe les villes les plus peuplées. En 2020, quatre femmes dirigeaient l'une des principales communes du Périgord, mais en 2026, ce nombre est tombé à une seule : Fanny Castaignède, à la tête de Boulazac-Isle-Manoire.
Cette situation contraste fortement avec la tendance nationale et souligne les difficultés persistantes pour les femmes à accéder aux plus hautes responsabilités locales, particulièrement dans les agglomérations de taille importante.
Changement dans le profil socioprofessionnel des élus
Autre évolution notable : la catégorie socioprofessionnelle des maires a connu un bouleversement significatif. Alors qu'en 2020 les anciens cadres constituaient le contingent le plus important, ce sont désormais les agriculteurs, actifs ou retraités, qui dominent le paysage politique local, représentant un quart des élus du département.
Ce changement reflète peut-être une reconnexion avec les réalités économiques et sociales du territoire, mais il interroge également sur la diversité des profils aux commandes des communes.
Les prénoms les plus courants chez les édiles
De manière plus anecdotique mais révélatrice, le palmarès des prénoms a également évolué. Chez les hommes, les Thierry et les Philippe (15 chacun) ont détrôné les Michel, qui étaient 25 en 2020. Du côté des femmes, Sylvie reste le prénom le plus courant avec sept représentantes parmi les maires.
Ces données, bien que secondaires, participent à dresser le portrait d'une classe politique locale qui évolue lentement, avec des progrès en matière de parité qui restent insuffisants face aux défis de représentation équitable.



