Masculinisme : le Sénat alerte sur une menace antiféministe et extrémiste
Masculinisme : le Sénat alerte sur une menace antiféministe

Ce mercredi 24 juin, la délégation aux droits des femmes du Sénat a remis un rapport exhaustif de 291 pages sur le masculinisme, un mouvement antiféministe qui prône la haine des femmes. Après sept mois de travaux, une centaine d'auditions et des déplacements sur le terrain, notamment à Montréal, ville marquée en 1989 par le premier attentat de cette mouvance, le document décrit une menace insidieuse mais préoccupante, dont la porosité avec l'extrême droite est particulièrement soulignée.

Un mouvement social et politique dangereux

Le rapport ne se limite pas à qualifier le masculinisme de simple « tendance » sur les réseaux sociaux. Il le définit comme « un mouvement social et politique qui vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique ». Les réseaux sociaux sont pointés du doigt pour orienter les utilisateurs vers des contenus toujours plus radicaux.

Béatrice Gosselin, élue LR et coautrice du rapport, rappelle que « on ne devient pas masculiniste du jour au lendemain ». Le mouvement avance « souvent masqué », mais son expression est multiple, comme en témoigne la prolifération d'influenceurs « mascu » sur la toile.

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Un appel au réveil des consciences

Face à ce « poison », le Sénat appelle à un « réveil des consciences ». Le rapport est accompagné de 24 recommandations visant à contrer cette menace réelle. Jamais une instance politique ne s'était penchée sur ce mouvement qui affiche une misogynie violente, disqualifie la parole des femmes et tue.

La délégation aux droits des femmes souligne que le masculinisme ne se limite pas à une simple haine en ligne, mais constitue un danger concret pour les droits des femmes et la démocratie.

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