Affaire Lyhanna : un cri de colère contre l’impunité
Dans une tribune publiée par Libération, l’écrivaine Giulia Fois revient sur l’affaire Lyhanna, une jeune femme tuée par son compagnon. Elle dénonce un système qui compte les victimes sans agir, tandis que les agresseurs bénéficient souvent d’une indulgence coupable.
« On compte nos mortes »
Giulia Fois souligne que chaque année, des centaines de femmes meurent sous les coups de leur partenaire. Les chiffres sont connus, les rapports s’accumulent, mais les mesures restent insuffisantes. « On compte nos mortes, ils tombent de l’armoire », écrit-elle, fustigeant la facilité avec laquelle les auteurs de violences conjugales échappent à la justice ou obtiennent des circonstances atténuantes.
L’affaire Lyhanna comme symbole
Lyhanna, 24 ans, a été tuée en 2025 par son conjoint, qui avait déjà été condamné pour violences. Malgré les alertes, il n’a pas été incarcéré avant le drame. Pour Fois, ce cas illustre l’échec d’un système qui protège davantage les agresseurs que les victimes.
Un appel à la révolte
L’auteure appelle à une prise de conscience collective et à des sanctions pénales plus fermes. Elle dénonce la banalisation des féminicides et l’inertie des institutions. « Chaque femme assassinée est une faillite de la société », conclut-elle.
Cette tribune s’inscrit dans un contexte de mobilisation croissante contre les violences faites aux femmes, alors que les associations réclament des mesures concrètes pour protéger les victimes et punir les coupables.



