Un combat solitaire pour le droit à l'accompagnement scolaire
Dans la commune de Garons, au cœur du Gard, une bataille administrative silencieuse se joue depuis plusieurs mois. Mélodie Dierstein, mère d'une jeune élève de CE2, se heurte à un mur d'incompréhension et de non-réponses dans sa quête pour obtenir un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) pour sa fille, Louna.
Une notification officielle mais sans suite
Le 16 septembre 2025, Mélodie Dierstein a reçu une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) confirmant le droit de sa fille à bénéficier d'une AESH. Pourtant, malgré cette reconnaissance officielle, aucune avancée concrète n'a été enregistrée depuis.
"Je suis très déçue qu'il n'y ait eu aucune avancée dans ce sens", confie-t-elle, le désespoir palpable dans sa voix. "À la fin de l'année scolaire 2024-2025, je m'étais battue pour que Louna redouble son CE2 afin qu'elle puisse le refaire, accompagnée dans de meilleures conditions par une AESH."
L'épuisement face à l'indifférence institutionnelle
Les démarches répétées de cette mère de famille se heurtent à un silence assourdissant de la part des services de l'Éducation nationale. "Je ne suis pas écoutée par la Direction des services départementaux de l'éducation nationale, qui ne me répond pas", déplore Mélodie Dierstein. "Je suis épuisée par ces démarches, même si je sais que cette situation n'est pas un cas isolé."
Louna, scolarisée au groupe scolaire Jean-Monnet, voit son année scolaire s'écouler sans l'accompagnement crucial dont elle a besoin. "Ma fille a besoin de cette aide, cruciale pour elle, afin d'apprendre dans de bonnes conditions", insiste sa mère, soulignant l'urgence de la situation alors que la fin de l'année approche.
Un espoir pour la rentrée de septembre
Malgré le découragement, Mélodie Dierstein garde un espoir ténu. "La fin de l'année scolaire approche et, même si cela semble compromis pour les mois qui viennent, j'aimerais que les choses bougent pour la rentrée de septembre", exprime-t-elle, appelant à une prise de conscience des autorités compétentes.
Le silence persistant des services académiques
Contacté à plusieurs reprises par nos soins – par mail et par téléphone les 25 février, 3 et 10 avril 2026 – le directeur de cabinet du Directeur académique des services de l'éducation nationale (Dasen) n'a toujours pas apporté de réponse claire à cette demande légitime. Cette absence de communication renforce le sentiment d'abandon exprimé par la famille.
Ce cas, loin d'être isolé selon Mélodie Dierstein, met en lumière les difficultés rencontrées par de nombreuses familles dans l'accès aux dispositifs d'accompagnement scolaire, pourtant essentiels à l'inclusion des enfants en situation de handicap.



