Une classe de CE1 menacée de fermeture à l'école Victor-Hugo de Trescol
La carte scolaire présentée à l'issue du comité social académique suscite une vive inquiétude au sein de l'école Victor-Hugo, située à Trescol dans le Gard. Une classe de CE1 est directement dans le viseur et risque la fermeture dès la rentrée scolaire de 2026. Cette décision provoque une forte opposition de la part des familles concernées et de la municipalité, qui affichent une détermination sans faille pour défendre le maintien de ce niveau essentiel.
Une mobilisation qui s'organise contre la fermeture
La maire de Trescol, Pascale Eugène, ainsi que l'ensemble du conseil municipal, ont immédiatement exprimé leur soutien total à la mobilisation des parents d'élèves qui se met en place. "On ne va pas se laisser faire, je pense que nos enfants en ont bien besoin", a déclaré l'édile ce 10 avril devant le portail de l'établissement, où les premiers panneaux réalisés par les parents contestant la décision ont déjà été installés.
Sur les réseaux sociaux, Patrick Malavieille a donné le ton en affirmant : "Si cette décision était maintenue, elle porterait un coup fatal au travail réalisé par les enseignantes et les enseignants dans cette école au service de l'ensemble des élèves." La mobilisation dépasse ainsi le simple cadre administratif pour toucher au cœur du projet éducatif.
Un établissement prioritaire aux besoins spécifiques
Au-delà des considérations purement comptables, la réalité du terrain s'impose avec force. L'école Victor-Hugo est classée en zone d'éducation prioritaire et se situe dans un quartier relevant de la politique de la ville. Les effectifs contenus de ses classes participent précisément à un accompagnement adapté et personnalisé des élèves, particulièrement nécessaires dans ce contexte.
La présence d'une classe Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) vient encore souligner les besoins spécifiques auxquels répond cet établissement. Cette structure spécialisée accueille des élèves en situation de handicap et nécessite un environnement pédagogique stable et soutenu, que la fermeture d'une classe pourrait sérieusement compromettre.
Des investissements récents qui interrogent la cohérence
Le signal envoyé par cette possible fermeture apparaît d'autant plus difficile à accepter pour les élus locaux que les investissements récents traduisaient jusqu'ici une dynamique inverse et positive. En 2024, l'ouverture d'une nouvelle classe avait été accueillie avec satisfaction par toute la communauté éducative.
Cette ouverture s'était accompagnée de travaux importants pour aménager une nouvelle salle de classe, avant l'installation d'un ascenseur à la rentrée 2025 afin d'améliorer significativement l'accessibilité de l'établissement. Ces engagements matériels et financiers récents interrogent aujourd'hui la cohérence de la politique académique, alors que l'inspection académique doit encore arrêter sa décision définitive.
La mobilisation continue de s'organiser à Trescol, où parents, enseignants et élus unissent leurs forces pour défendre une école qui représente bien plus qu'un simple bâtiment : un lieu d'éducation prioritaire essentiel à l'avenir des enfants du quartier.



