Mobilisation au collège Les Oliviers de Nîmes contre une coupe budgétaire
Ce jeudi 12 février 2026, une mobilisation conjointe d'enseignants et de parents d'élèves a eu lieu devant le collège Les Oliviers, situé à Nîmes dans le Gard. Le rassemblement, organisé dès 7 h 30, vise à dénoncer une réduction horaire significative annoncée pour la prochaine rentrée scolaire.
Une décision du rectorat qui suscite l'inquiétude
Le rectorat a officiellement communiqué, dix jours avant la mobilisation, la suppression de 24 heures d'enseignement dans l'emploi du temps global des élèves à partir de septembre 2026. Cette mesure affecte directement la capacité de l'établissement à assurer un enseignement de qualité.
Isabelle Valentin, professeure de physique-chimie et membre du syndicat national des enseignements du second degré (Snes), exprime son mécontentement : "On nous donne le strict minimum pour organiser les matières obligatoires, comme le français et les mathématiques. On n'a plus d'heures pour les options et le soutien scolaire."
Un collège prioritaire fragilisé
Classé en réseau d'éducation prioritaire (REP), le collège Les Oliviers bénéficie du dispositif national "800 collèges en progrès", destiné à réduire les écarts scolaires. La suppression des heures va à l'encontre de cet objectif, compromettant notamment le travail en groupe.
Isabelle Valentin souligne : "Sans ces heures, nous ne pouvons plus former des demi-groupes en langues et en sciences. Faire des expériences dans une classe de trente, c'est impossible !" Les heures consacrées à la formation aux gestes de premier secours sont également menacées.
Une mobilisation qui se poursuit
L'équipe éducative et les parents restent déterminés à faire entendre leur voix. Une réunion du personnel de l'établissement est prévue dans l'après-midi pour définir la suite du mouvement de protestation.
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les établissements scolaires en matière de ressources et d'organisation pédagogique, particulièrement dans les zones prioritaires.