Manifestation à La Rochelle contre la suppression de 51 classes en Charente-Maritime
Manifestation contre la suppression de 51 classes en Charente-Maritime

Manifestation d'enseignants à La Rochelle contre les suppressions de classes

Ce mardi 31 mars, une manifestation organisée par les syndicats FSU 17 et CGT Educ'action a rassemblé des enseignants et représentants syndicaux place de Verdun à La Rochelle. Les participants protestaient contre l'annonce de la suppression de 51 classes dans le département de la Charente-Maritime pour la rentrée scolaire prochaine, face à seulement 22 ouvertures prévues.

Des slogans percutants et des revendications claires

Les pancartes brandies par les manifestants portaient des messages sans équivoque : « Classes supprimées = élèves ignorés » et « École publique : arrêtez le massacre ! ». Ces slogans reflètent l'inquiétude profonde des professionnels de l'éducation face à ces fermetures annoncées.

Témoignages d'enseignants et d'accompagnants

Béatrice Lecomte, enseignante et représentante du FSU-SNUipp 17, a exprimé son sentiment de mépris : « On va se retrouver à 30 élèves par classe. C'est ingérable, on se sent vraiment méprisé ». De son côté, Isabelle, AESH dans un collège de Châtelaillon, a contesté l'argument démographique avancé pour justifier ces fermetures : « Ça devient de plus en plus difficile d'exercer. La baisse démographique, ce n'est qu'une mauvaise excuse ».

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Une mobilisation limitée mais une détermination affirmée

Malgré une participation relativement faible à la manifestation, Jérôme Churlaud, secrétaire départemental du SNFOLC 17, a souligné la mobilisation plus large dans les établissements : « On n'est pas très nombreux aujourd'hui, mais tous les établissements sont très mobilisés pour éviter ces fermetures ». Cette déclaration met en lumière la détermination des acteurs de l'éducation à lutter contre ces suppressions de classes, même si la manifestation physique n'a pas drainé une foule importante.

Les conséquences anticipées des fermetures

Les enseignants craignent des effets néfastes sur la qualité de l'enseignement :

  • Augmentation du nombre d'élèves par classe, rendant la gestion pédagogique plus difficile
  • Dégradation des conditions de travail pour les enseignants et le personnel accompagnant
  • Impact négatif sur l'attention individualisée portée aux élèves
  • Risque d'affaiblissement de l'école publique dans le département

Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large de défense de l'éducation publique et de ses moyens, avec des acteurs locaux déterminés à faire entendre leur voix contre ce qu'ils perçoivent comme une attaque contre le service public d'éducation.

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