Une étude du ministère de l'Éducation nationale révèle une hausse des heures de cours non assurées au cours de l'année scolaire 2024-2025. En 2024-2025, 9,8 % des heures d'enseignement n'ont pas été assurées dans les collèges et lycées publics, soit 0,7 point de plus que l'année précédente, selon une étude du service statistique du ministère de l'Éducation nationale publiée jeudi. Quelque 7,5 % d'heures ont été perdues à cause du non-remplacement des enseignants absents et 2,3 % à cause de la fermeture totale des établissements, selon les chiffres de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp).
Les causes des absences et fermetures
Les enseignants sont absents pour cause de formation, d'examens ou raisons individuelles, et les établissements fermés en raison de l'organisation des examens, d'intempéries, de mouvements sociaux ou de problèmes de sécurité par exemple. La proportion d'heures non assurées varie peu selon le type d'établissement, qu'il s'agisse de collèges, de lycées généraux et technologiques, de lycées professionnels ou de lycées polyvalents.
Des disparités marquées entre établissements
Néanmoins, les établissements les plus concernés par ce problème perdent six fois plus d'heures que les établissements les moins concernés : 3 % d'heures perdues en moyenne dans les 10 % d'établissements les moins touchés, contre 19 % dans les 10 % des établissements les plus touchés. Le nombre d'heures non assurées « varie peu » selon l'origine sociale des élèves, mesurée par l'indice de position sociale (IPS). Les collèges en éducation prioritaire, qui ont un IPS en moyenne plus faible, perdent 10 % d'heures d'enseignement, contre 9 % pour les collèges hors éducation prioritaire.
Réactions et perspectives
En décembre, la Cour des comptes a souligné dans un rapport que quelque 9 % des heures de cours ont été perdues dans les collèges publics en 2023-2024, du fait essentiellement d'absences non remplacées, et a appelé à « des actions résolues » pour améliorer la situation. Cette hausse des heures non assurées interroge sur la capacité du système éducatif à garantir la continuité pédagogique, alors que les disparités entre établissements persistent.



