Désir d'avoir et d'être : l'illusion de la fusion
Désir d'avoir et d'être : l'illusion de la fusion

Dans une tribune publiée par Libération, l'auteur explore la tension entre le désir d'avoir et le désir d'être, deux forces qui semblent parfois se confondre dans une quête illusoire de fusion. Selon l'article, cette confusion est particulièrement visible dans nos sociétés contemporaines où la consommation est souvent présentée comme un moyen de réalisation personnelle.

La confusion des désirs

L'auteur souligne que le désir d'avoir, c'est-à-dire la volonté de posséder des biens matériels, est souvent associé à une promesse d'épanouissement. Pourtant, cette promesse serait trompeuse : accumuler des objets ne comble pas le vide existentiel. En parallèle, le désir d'être, qui renvoie à la quête de sens et d'identité, est de plus en plus souvent exprimé à travers des actes de consommation. Par exemple, acheter un produit bio ou éthique devient un moyen de se définir comme une personne soucieuse de l'environnement.

L'illusion de la fusion

La tribune avance que la fusion entre ces deux désirs est une illusion entretenue par le capitalisme moderne. Les publicités et le marketing jouent sur cette confusion en vendant des produits comme des vecteurs d'identité. L'auteur cite le sociologue Zygmunt Bauman pour qui, dans une société liquide, les individus cherchent à se construire une identité stable à travers des biens éphémères. Cette quête est vouée à l'échec car les objets ne peuvent jamais combler le besoin profond de reconnaissance et d'accomplissement.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les conséquences sur la société

Cette confusion a des répercussions sociales importantes. D'une part, elle alimente une surconsommation qui épuise les ressources naturelles. D'autre part, elle génère un sentiment de frustration permanent : plus on possède, plus on se sent vide. Selon l'article, 70 % des Français estiment que la société de consommation les rend malheureux, un chiffre qui illustre le malaise ambiant. L'auteur appelle à une prise de conscience collective pour distinguer clairement ces deux désirs et réorienter nos choix vers des sources de satisfaction plus authentiques.

Vers une alternative

En conclusion, la tribune propose de réhabiliter le désir d'être en le dissociant de la possession. Cela passerait par une éducation à la sobriété et par la valorisation de pratiques comme le minimalisme ou l'économie collaborative. L'auteur insiste sur la nécessité de repenser notre rapport à la consommation pour construire une société plus équilibrée et plus durable.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale