La Teste-de-Buch : le maire évoque la reconstruction des cabanes après l'incendie de 2022
Maire de La Teste évoque reconstruction cabanes après incendie

L'Addufu réunit ses membres pour défendre la forêt usagère

Ce samedi 11 avril, l'Association de défense des droits d'usage et de la forêt usagère (Addufu) a tenu son assemblée générale annuelle à Gujan-Mestras, attirant une foule nombreuse. Le président Jacques Léglise a profité de cette occasion pour lancer un appel aux habitants de La Teste-de-Buch, surnommés « les Barbots », les encourageant à rejoindre les rangs de l'association. « Ce sont vos anciens qui ont créé l'Addufu, pensez-y », a-t-il déclaré, soulignant l'importance de la transmission des valeurs forestières.

Hommage et bilan des actions de l'année

Jacques Léglise a rendu hommage à Robert Labat, décrit comme « le meilleur ami de la forêt usagère », avant de dresser le bilan des réalisations de 2025. Parmi les temps forts, il a cité la réouverture de la piste 214 et l'inscription de la forêt usagère au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Cette reconnaissance internationale, selon lui, « devrait rendre plus difficile toute tentative d'abolir le statut de la forêt usagère » et « calmer l'appétit de certains obsédés par des modèles économiques supérieurs ».

Opposition aux achats de parcelles et défense de la régénération naturelle

Le président a réitéré l'opposition ferme de l'Addufu à tout achat de parcelles par la municipalité, privilégiant la régénération naturelle de la forêt. Il a également déploré le manque de concertation lors de la rédaction du livre blanc sur la gestion forestière. Ces thèmes avaient été abordés en novembre 2025 lors d'un « grand oral » organisé par l'association avec les candidats aux élections municipales, dont Thierry Gouaichault, sorti vainqueur du scrutin.

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Le nouveau maire s'engage à collaborer avec l'Addufu

Présent à l'assemblée, Thierry Gouaichault, le nouveau maire de La Teste-de-Buch, a pris la parole pour affirmer sa volonté de travailler main dans la main avec l'Addufu. « Nous allons travailler ensemble », a-t-il assuré, réaffirmant ses engagements de campagne, notamment l'absence d'achat de parcelles par la commune.

Une lueur d'espoir pour la reconstruction des cabanes

Le maire est ensuite revenu sur le dossier sensible de la reconstruction des cabanes détruites lors de l'incendie dévastateur de 2022. Il a qualifié cette question de « véritable sujet étatique », évoquant un courrier d'une préfète qui avait bloqué les projets. « J'ai rappelé que le risque incendie est partout et, aujourd'hui, le préfet Guillaume est prêt à écouter. Il a dit que la discussion mérite d'être menée », a-t-il annoncé, laissant entrevoir une possible avancée.

Thierry Gouaichault a toutefois nuancé son optimisme en soulignant que « si aujourd'hui j'autorise un permis, il sera retoqué ». Il a insisté sur la nécessité d'être « réglo et exemplaire », notant que certaines cabanes n'ont pas été reconstruites à l'identique. Se présentant comme un Cazalin et usager de la forêt, il a glissé que certains hauts fonctionnaires « ne savent pas ce qu'est la forêt usagère », ce qui complique les négociations.

Défense des zones humides et identité locale

Pour marquer sa différence, le maire a également abordé le sujet des zones humides, affirmant avec conviction : « Que quelqu'un me dise qu'il n'y en a pas et je lui montre. C'est un véritable sujet et nos pins avaient une raison d'être là. » Cette prise de position renforce son attachement à la préservation de l'écosystème local.

Actions juridiques et éducatives de l'Addufu

Françoise Dumora a fait un point sur les actions juridiques en cours, concernant des coupes illégales et des ventes de bois non autorisées, démontrant la vigilance constante de l'association. De son côté, Jean-Pierre Colin a détaillé les nombreuses animations proposées aux scolaires, notamment une journée de découverte de la forêt usagère pour tous les élèves de CM1 du Captalat. Cette initiative inclut des ateliers sur le gemmage, l'apiculture et le land art.

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Une école de la forêt pour tous

« Une école de la forêt que nous allons proposer aux adultes, à travers les maisons de quartier tant nous constatons que beaucoup méconnaissent la forêt usagère et leurs droits d'usage », a ajouté Jean-Pierre Colin. L'Addufu collabore également avec l'association « J'aime la forêt » pour explorer une technique de gemmage prometteuse, le pot portugais, qui pourrait relancer cette activité traditionnelle.

Perspectives pour 2026 et défense du patrimoine

Alain Callède a précisé que le prix de 300 euros le mètre carré pour les droits d'usage restera inchangé, garantissant une stabilité pour les usagers. Enfin, Jacques Léglise a annoncé les projets de l'Addufu pour 2026, dont le développement du ramassage du bois de chauffage et des travaux pour l'inscription de l'usage au patrimoine mondial immatériel de l'Unesco.

Il a conclu avec émotion : « Ici, tout le monde est prêt à défendre les cabanes tchanquées qui ont 170 ans. La forêt usagère a 600 ans. C'est une grande brûlée qu'il convient de ne pas brusquer dans son retour à la vie. » Cette métaphore souligne la fragilité et la résilience de ce patrimoine naturel et culturel unique.