Le kiosque emblématique de Magnan à Nice reste fermé depuis plus d'un an
Le célèbre kiosque à pans bagnats de Magnan, face à la mer à Nice, est fermé depuis maintenant plus d'une année complète. Cette institution de Nice-Ouest, autrefois animée par la famille Allais depuis 1966, est aujourd'hui silencieuse et abandonnée, son rideau de fer baissé en permanence.
La fin d'une époque historique
Pendant plus d'un demi-siècle, Félix Allais puis son fils Jean-Charles ont régalé les Niçois et les touristes de leurs fameux pans bagnats, ces pains ronds et dodus garnis de tomates, thon, radis et balico. L'ambiance était festive sous les platanes, jusqu'à la caserne des pompiers de Nice-Ouest. En 2022, la famille a perdu la concession de ce cabanon historique et a dû fermer ses fourneaux, avant de rouvrir avec succès boulevard Jean-Jaurès dans le Vieux-Nice.
Des tentatives de reprise qui ont toutes échoué
Depuis le départ des Allais, plusieurs exploitants ont tenté de reprendre le flambeau sans succès. Un pizzaïolo niçois, premier successeur, a rapidement mis la clé sous la porte en mars 2025 après avoir difficilement maintenu l'activité. Une femme passionnée de cuisine, qui avait promis "le meilleur pan bagnat" de la ville, n'a jamais ouvert boutique et a abandonné en novembre 2025. Un troisième candidat, pourtant pressenti et annoncé en conseil municipal, a finalement renoncé à son tour.
Le lieu, situé à la croisée de la Promenade des Anglais et des quartiers de La Madeleine, Magnan et L'Archet, périclite ainsi depuis plus d'un an, privant les amateurs de leur casse-croûte niçois traditionnel.
La municipalité relance la procédure
Face à cette situation, le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, annonce qu'"une nouvelle procédure de mise en concurrence va être lancée conformément à la législation en la matière". Le kiosque devrait rester fermé pendant l'été 2026, mais la municipalité espère trouver un repreneur viable.
Reste à déterminer quand exactement cet appel d'offres sera lancé et quelles seront les conditions exigées du futur exploitant. Le montant important de la redevance due à la mairie pour ce petit coin de cuisine niçoise a découragé les précédents lauréats et candidats, ce qui explique en partie les échecs successifs.
Éric Ciotti, qui avait soutenu la famille Allais face à la décision de Christian Estrosi lorsqu'il n'était pas encore maire, se trouve maintenant confronté au défi de redonner vie à cette institution culinaire niçoise tout en respectant les contraintes légales et financières.



