Bordeaux : un collectif citoyen veut pérenniser le sapin de verre de Noël
Collectif veut garder le sapin de verre de Noël à Bordeaux

Un collectif anonyme milite pour la conservation du sapin de verre de Bordeaux

Ce mercredi 16 avril, un collectif citoyen anonyme, se présentant comme un groupe de Bordelaises et de Bordelais, a lancé une pétition pour pérenniser le sapin de verre installé sur la place Pey-Berland depuis Noël 2021. Cette œuvre du designer Arnaud Lapierre, initialement prévue pour les fêtes de fin d'année, est désormais au cœur d'un débat sur son avenir.

Une réaction à l'annonce du nouveau maire

Le collectif, baptisé CSV (Collectif sapin de verre), réagit à l'annonce faite par le nouveau maire Thomas Cazenave, successeur de Pierre Hurmic, le lundi 23 mars. Ce dernier a exprimé sa volonté de réinstaller un grand sapin de Noël traditionnel sur la place Pey-Berland, afin de renouer avec certaines traditions locales.

Dans leur pétition, les membres du collectif écrivent : « Prenant acte de la volonté de Thomas Cazenave de renouer avec certaines traditions, nous souhaitons vous soumettre une proposition de bon sens qui concilie tradition, écologie et rayonnement artistique. » Ils insistent sur le fait que le sapin de verre est une œuvre d'art durable, issue d'un savoir-faire local, qui a connu un succès populaire et international, devenant un emblème moderne de Bordeaux.

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Une proposition pour deux sapins

Plutôt que d'opposer les Bordelais, le collectif propose une solution de compromis : maintenir le sapin de verre sur la place Pey-Berland tout en plantant un véritable sapin en pleine terre sur une autre place, comme la place Stalingrad ou la place de la Victoire. Cette approche vise à multiplier la magie de Noël tout en répondant aux préoccupations écologiques et artistiques.

Le collectif souligne que le sapin de verre, malgré son coût initial de 130 000 euros plus les frais de gardiennage, s'amortit sur cinq ans selon l'ancien maire Pierre Hurmic. En comparaison, un vrai sapin coûte environ 60 000 euros par an, soit 300 000 euros sur la durée d'un mandat municipal de six ans, ce qui en fait une option moins économique à long terme.

Un soutien encore limité mais des ambitions élevées

En début d'après-midi ce mercredi, la pétition ne comptait que 19 signatures, mais le collectif espère convaincre bien plus de Bordelais, y compris le maire Thomas Cazenave, de soutenir leur initiative. Ils mettent en avant l'aspect écologique et artistique de leur proposition, arguant que le sapin de verre représente une alternative durable aux sapins traditionnels, souvent critiqués pour leur impact environnemental.

Cette démarche s'inscrit dans un contexte plus large de réflexion sur la durabilité des installations festives et le rôle de l'art dans l'espace public. Le collectif CSV espère ainsi ouvrir un dialogue avec les autorités municipales pour trouver une solution qui satisfasse à la fois les traditions, l'écologie et l'innovation artistique à Bordeaux.

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