Des titres de séjour difficiles à renouveler à Montpellier
À Montpellier, de nombreux demandeurs en situation régulière rencontrent des obstacles pour renouveler leurs titres de séjour. Dossiers refusés pour des motifs techniques, absence de contacts directs, délais intenables à la préfecture de l'Hérault. Un Camerounais de 61 ans, vivant légalement en France depuis cinquante ans, n'a pas réussi à renouveler son titre de séjour de 10 ans dans les temps. Me Julie Moulin observe : "Il y a tellement de dysfonctionnement que la préfecture n'arrive plus à traiter les dossiers. Elle est saturée, le tribunal administratif est sous l'eau mais c'est dramatique pour ces personnes. Certaines n'ont plus de ressources. On se retrouve devant des situations iniques, de rupture de droits." Les démarches passent désormais par l'Administration numérique des étrangers de France (Anef). Me Sophie Mazas ajoute : "C'est une plateforme numérique mais à la moindre difficulté, le dossier est clôturé." La juridiction confirme une augmentation de 41,3 % de ce contentieux depuis début 2025.
Fabien Roussel au rassemblement après l'attaque du Prolé à Alès
Après la violente agression commise au bar du Prolé vendredi 30 mai, en pleine feria, par une dizaine d'individus du groupuscule d'extrême droite du Bloc montpelliérain, plus de 1 200 personnes selon les organisateurs, 900 selon les services de l'État, ont répondu à l'appel de "rassemblement républicain" lancé par les représentants alésiens du PCF. Fabien Roussel, premier secrétaire national, avait fait le déplacement et le maire Christophe Rivenq était également présent. Fabien Roussel a déclaré : "Comme il y a 80 ans, nous entendons le vol noir des corbeaux sur nos plaines." Il a demandé la dissolution du Bloc montpelliérain.
L'AOP Côtes de Millau cherche à survivre dans l'Aveyron
Malgré son ancrage territorial, l'AOP Côtes de Millau connaît un net recul. Confrontée au désintérêt des viticulteurs, aux contraintes réglementaires et à une notoriété encore fragile, l'appellation sud-aveyronnaise cherche à se réinventer. Lancée en 2011 avec onze producteurs, elle n'en compte plus que trois. L'aire de production ne s'étire plus que sur une trentaine d'hectares, contre plus de 200 pour le voisin de Marcillac. Pour redonner de l'élan aux Côtes de Millau, plusieurs pistes sont envisagées, notamment une meilleure communication autour de l'appellation et de ses spécificités pour renforcer sa visibilité auprès des consommateurs et des distributeurs.
Frontignan renonce au Pavillon bleu pour raisons budgétaires
Pas de Pavillon bleu cette année sur les plages de Frontignan. La municipalité n'a pas reconduit l'adhésion au label pour des raisons de restrictions budgétaires, alors que l'adhésion annuelle tourne autour de 5 000 €. La mairie confirme que les contrôles de qualité des eaux sont toujours bons. Ce constat est corroboré par l'association environnementale Eau & Rivières de Bretagne (ERM). Dans son classement La Belle Plage 2025, les sites balnéaires Les Plaisanciers et les Aresquiers réalisent le meilleur score possible, soit 100/100.
Le chiffre du jour : 5 à Sète
C'est le nombre de jours dont ont eu besoin les thoniers senneurs partis de Sète lundi 26 mai pour atteindre leurs quotas respectifs. Les premières unités étaient de retour au port ce dimanche 1er juin. Selon la coopérative Sathoan (pour sardine, thon, anchois), cette "campagne s'achève sur un bilan remarquable pour les senneurs de Sète et des ports voisins. Des bancs exceptionnellement nombreux, une météo favorable et le respect rigoureux des quotas ont permis une saison pleinement efficace."



