Philippe Buisson reconduit à la présidence de la Cali pour le mandat 2026-2032
Le samedi 4 avril, Philippe Buisson a logiquement retrouvé son siège de président de la Communauté d’agglomération du Libournais (Cali). Une élection sans surprise, le maire de Libourne étant le seul candidat. Dans son allocution, il a déclaré : « Votre confiance m’honore et m’oblige. Parce que la Cali n’est pas une institution comme les autres, mais une force collective, au service du territoire. » Il considère cet établissement non comme une assemblée politique, mais comme « un outil technique » au service des habitants, insistant sur les notions d’« utilité », d’« intelligence », de « pragmatisme » et d’« ambition ».
Les mobilités, une priorité absolue face aux crises
Philippe Buisson a souligné les défis actuels, évoquant notamment la guerre en Iran et son impact sur les prix du carburant. « Je ne veux pas être de mauvais augure, mais une crise sociale s’annonce, qui peut devenir sociétale », a-t-il averti, rappelant que le plein d’essence devient un luxe alors que la voiture reste nécessaire, surtout dans les territoires périurbains.
Il entend donc pousser les curseurs en matière de mobilités. Après la mise en service du réseau gratuit Calibus, qu’il qualifie d’« acte de naissance de l’intercommunalité », il promet d’aller plus loin en inventant « de nouveaux dispositifs d’aides aux mobilités ». Cela passera par le développement du covoiturage, l’expansion du réseau Calivélo et une meilleure coordination des horaires entre le Calibus et les TER.
La réforme du Smicval pour recoudre le pacte de confiance
Le président réélu a également abordé le sujet épineux de la collecte des déchets par le Smicval. Notant que ce dossier a trop longtemps divisé la Cali, il a expliqué : « Il nous a aussi éloignés de l’essentiel, l’efficience de nos politiques. Et une politique, quelle que soit sa pertinence, ne peut réussir si elle fracture le territoire qu’elle prétend servir. »
La liste des vice-présidents reflète cette volonté de changement, avec l’absence d’élus favorables à la réforme précédente comme Michel Vacher, David Resendé ou David Redon. Philippe Buisson appelle au « dialogue et à la co-construction », souhaitant que le Smicval redevienne « un outil technique au service des intercommunalités ». Il propose de déterminer bassin de vie par bassin de vie le niveau de service souhaité, chacun assumant le coût correspondant. « Il ne s’agit pas de renoncer à nos ambitions environnementales, mais de recoudre un pacte de confiance », a-t-il insisté.
Soutenir la viticulture face à une crise sans précédent
Philippe Buisson n’a pas oublié la crise viticole qui secoue la région. Il a rappelé le projet mené avec la communauté de communes Castillon-Pujols pour identifier des filières alternatives à la vigne. « Nous nous engageons à financer dès cette année, avec Castillon-Pujols, une unité de défibrage du chanvre », a-t-il annoncé, répondant ainsi à la demande de plusieurs dizaines de viticulteurs. « La Cali ne doit pas promettre, elle ne doit pas gesticuler, elle doit agir », a-t-il conclu.
Une nouvelle équipe de vice-présidents
Quatorze vice-présidents ont été élus pour accompagner Philippe Buisson dans ce mandat. Laurent de Launay, maire d’Izon, occupe la première vice-présidence. Marianne Chollet, passant de la 15e à la 2e place, témoigne du poids de Coutras dans l’intercommunalité. Suivent Fabienne Fonteneau, Hervé Alloy, Émeline Bourdat-Brisseau, Thierry Marty, Jacques Legrand, Jean-Claude Abanades, Gilles Mazelet, Stéphanie Dupuy, David Soulat, Juliette Heurtebis, Joachim Boisard et Quitterie Loevenbruck.



