Le gouvernement princier de Monaco a annoncé un renforcement significatif des mesures de sécurité aux entrées de la ville et autour des grands événements à venir, à l'issue d'une réunion au sommet de l'État ce mardi matin. Cette décision intervient dans un contexte de vigilance accrue après l'explosion criminelle survenue récemment en Principauté.
Présence dissuasive aux frontières
Le ministre d'État, Christophe Mirmand, a précisé que ce renforcement se matérialise par une présence dissuasive des fonctionnaires de la Sûreté publique, équipés d'armes longues, aux entrées Est et Ouest de Monaco. Une surveillance renforcée est également mise en place à la frontière Nord, vers Beausoleil. « Nous avons sollicité des moyens mobiles de la part du ministère de l'Intérieur à Paris », a révélé Christophe Mirmand.
La frontière Nord sous surveillance
La frontière avec Beausoleil, qui avait déjà servi d'échappatoire à un braqueur en 2024, fera l'objet d'une étude approfondie à terme. La ville de Beausoleil souhaite notamment étendre son maillage de caméras de sécurité dans cette zone.
Grands événements sous haute sécurité
En ce début de période estivale et à quelques semaines du Grand Départ de la Vuelta les 22 et 23 août, le gouvernement princier a également décidé d'élever le niveau de sécurité autour des grands rassemblements publics. Dès hier soir, l'inauguration de l'exposition estivale « Monaco et l'automobile » au Grimaldi Forum a bénéficié d'un dispositif de sécurité sur-mesure.
Il en sera de même à partir de ce vendredi sur le port Hercule, à l'occasion du Jumping international de Monte-Carlo. « Nous aurons en permanence l'occasion de réévaluer la situation pour permettre l'adaptabilité du dispositif de sécurité », a souligné le ministre d'État.
Contexte sécuritaire tendu
Cette montée en puissance des mesures de sécurité intervient après une explosion criminelle à Monaco, dont le pronostic vital d'une des victimes était engagé. Le procureur a précisé qu'il ne s'agissait pas d'un attentat qualifiable de terroriste, mais d'un règlement de compte lié à une « arnaque au call center » de 100 millions d'euros évoquée en Ukraine.



