Rétrospective 2025 : les trois actualités incontournables de février
En cette fin d’année 2025, Midi Libre vous propose de revenir sur les informations qui ont marqué l’actualité régionale de ces douze derniers mois. Retour sur les titres qui ont fait la Une en février.
Jean Castex en garde à vue
Le 13 février, l’ancien Premier ministre et actuel président de la RATP, Jean Castex, a été entendu par les gendarmes de la section de recherche de Montpellier, puis placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire économique et financière ouverte par le parquet de Perpignan. À la suite d’un signalement fait par l’association Anticor, des investigations sont menées sur de possibles faits de "faux et usage de faux en écriture, soustraction et détournement de biens publics" liés à son mandat de président de la communauté de communes Conflent Canigo. Jean Castex était également maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales. "Il n’y a aucune notion d’enrichissement personnel, bien évidemment", a précisé Jean-David Cavaillé, le procureur de la République de Perpignan. Les gardes à vue de l’ex-locataire de Matignon et celles des autres protagonistes visés ont été levées en début de soirée.
Mariage d’un homme sous OQTF annulé à Béziers : Robert Ménard refuse de plaider coupable à son procès
Robert Ménard, maire de Béziers, était entendu le 18 février au tribunal de Montpellier dans l’affaire du mariage d’un homme sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) refusé en juillet 2023. Le premier édile biterrois a refusé la peine proposée par le procureur de la République. Il ira donc au tribunal correctionnel. Robert Ménard a ainsi refusé de plaider coupable. Présente à l’audience, Eva, la fiancée qui s’était vue refuser son mariage avec son compagnon Mustapha, se portait partie civile. Pour rappel, ce dernier, un jeune Algérien de 23 ans à l’époque des faits, était sous le coup d’une OQTF. Après un passage au centre de rétention administrative de Sète, il avait finalement été expulsé deux semaines plus tard vers l’Algérie. C’est pour ce motif que le maire avait alors pris la décision de ne pas célébrer leur union. "Je trouve que l’on marche sur la tête, cette personne était sous OQTF. J’ai prévenu tout le monde : si on cherchait à l’expulser il fallait juste venir en mairie ce jour-là", avait déclaré Robert Ménard à Midi Libre le 7 février dernier.
Meurtre de la grotte sanglante à Sète : 10 ans plus tard, Rémi Chesne passe aux aveux
En 2014, Patrick Isoird est retrouvé assassiné et calciné dans la grotte de Sète. Le principal suspect dans cette affaire, Rémi Chesne, déjà condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre, a été entendu en décembre dernier pour la mort de sa femme, retrouvée pendue en 2009. Alors qu’il était entendu par un juge d’instruction de Montpellier, le mis en cause reconnaît soudainement les faits sur le meurtre dans la grotte sanglante de Sète. "Je regrette le déroulement des choses, de l’avoir tué, tout ça…", a-t-il avoué. "Mon but n’était pas de le tuer mais de lui faire autant de mal que j’avais eu. Je veux le tuer mais j’ai l’impression qu’après on peut faire une autre partie, je voulais pas que ce soit définitif. Je fais tout pour le tuer, mais je veux qu’il revienne pour rejouer le jeu, pour le faire souffrir sans arrêt. Pour moi il allait revenir… Mais avec le recul, c’est du n’importe quoi." Si Rémi Chesne ne risque plus rien dans cette affaire car déjà condamné et qu’il n’a pas fait appel, l’enquête sur la mort de sa femme n’est pas encore clôturée.
En France et dans le monde…
Le 22 février, Mohamed Amra a été arrêté en Roumanie après plus de neuf mois de cavale. Le narcotrafiquant, surnommé "La Mouche", était recherché après son évasion mortelle lors d’une attaque sanglante d’un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville (Eure). Deux agents avaient été tués lors de l’évasion. Quelques jours après son arrestation, "La Mouche" a été extradé et remis à la France. Les investigations des forces de l’ordre ont permis l’interpellation de plusieurs dizaines de complices ayant participé à l’évasion du narcotrafiquant. Mohamed Amra a depuis été écroué et transféré à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil.



