Un Rafale intercepte un ULM récalcitrant au-dessus de Nice
Rafale intercepte un ULM récalcitrant près de Nice

Un décollage de Rafale en alerte pour lever le doute. Samedi, un ULM VL3 reliant Venise à Alicante a adopté « un comportement inhabituel alors qu’il survolait le pays niçois », relate le Commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE).

Un aéronef refuse d’obtempérer

Le 30 mai, un ULM VL3 reliant Venise à Alicante adopte un comportement inhabituel alors qu’il survole le pays niçois. Malgré un problème technique annoncé, son pilote refuse les consignes qui lui sont adressées par les contrôleurs aériens. Face aux incertitudes, la Haute Autorité de Défense Aérienne (HADA) a déclenché les moyens de la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA), également appelée « police du ciel ».

L’équipage a été pris en charge « par les autorités compétentes »

Quelques minutes plus tard, un Rafale en alerte sur la BA 115 d’Orange a décollé pour aller identifier l’appareil et évaluer la situation. « Une fois le doute levé, la décision a été prise, en coordination avec les forces de sécurité intérieure, d’arraisonner l’aéronef sur le terrain de Montpellier. Lors de sa descente vers la plateforme, un hélicoptère Fennec de la permanence opérationnelle a pris le relais et accompagné l’appareil jusqu’à son atterrissage. » L’équipage a été pris en charge « par les autorités compétentes ».

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Une vigilance permanente

Cette intervention illustre « la vigilance permanente exercée sur l’espace aérien national et la réactivité de la chaîne de défense aérienne, capable de détecter, identifier et traiter sans délai toute situation inhabituelle », estime le CDAOA.

L’un des territoires plus survolés au monde

La France est l’un des pays les plus survolés au monde : chaque jour, environ 12.000 appareils survolent le territoire français. L’AAE est responsable de la défense aérienne au-dessus du territoire national, à travers la posture permanente de sûreté aérienne, assurée par le CDAOA.

L’AAE doit « connaître 24h/24 et 7j/7 la situation aérienne au-dessus du territoire national pour détecter, identifier et intercepter toute menace dans le ciel français », explique-t-elle. « Chaque appareil en vol, une fois détecté, doit être identifié : type d’appareil, nationalité, propriétaire, provenance, destination… Si l’identité d’un appareil ou son plan de vol sont inconnus, ou encore si son comportement en vol est non conforme aux règles de circulation aérienne, il est repéré immédiatement au milieu du flot général dans l’espace aérien français. »

En cas de doute, des aéronefs d’alerte (avions de chasse et hélicoptères), répartis sur l’ensemble du territoire, peuvent être déclenchés.

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