Le ministre de l'Intérieur, Sébastien Lecornu, a présenté ce mercredi un nouveau plan gouvernemental de lutte contre le narcotrafic depuis la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Ce plan, intitulé "Stop aux trafics", vise à renforcer la coordination entre les forces de l'ordre, la justice et les services pénitentiaires pour démanteler les réseaux criminels.
Des mesures concrètes pour endiguer le fléau
Parmi les mesures phares, le gouvernement prévoit la création de 1 500 postes supplémentaires dans les services d'enquête spécialisés, ainsi que le déploiement de nouveaux outils technologiques pour le renseignement. Un fonds de 50 millions d'euros sera alloué aux collectivités locales pour la sécurisation des zones sensibles.
Une approche renforcée en milieu carcéral
Le choix de la prison de Vendin-le-Vieil n'est pas anodin. Ce centre pénitentiaire, l'un des plus grands de France, est un point névralgique du trafic de stupéfiants. Le plan prévoit un contrôle accru des communications des détenus, l'installation de brouilleurs de téléphones portables et la création d'une unité spécialisée de lutte contre les trafics en milieu carcéral.
Réactions politiques
Les annonces ont suscité des réactions contrastées. Si le gouvernement salue une "avancée majeure", l'opposition dénonce un "plan de communication" et réclame des moyens supplémentaires pour la justice. Le syndicat de police Alliance estime que ces mesures sont "insuffisantes face à l'ampleur du phénomène".
Ce plan s'inscrit dans la continuité des actions menées depuis le début du quinquennat, avec une augmentation de 15% des saisies de drogue en 2025. Reste à voir si ces nouvelles dispositions permettront d'inverser la tendance.



