Une installation solennelle pour le nouveau chef de la police des Landes
Dans la cour d'honneur de la préfecture de Mont-de-Marsan, ce mardi 21 avril 2026, le commissaire divisionnaire Olivier Calia a été officiellement installé à la tête des forces de police du département des Landes. Cette cérémonie, marquée par une présence inédite d'une cinquantaine de CRS musiciens venus de Paris interprétant à trois reprises « La Marseillaise », a rassemblé les 241 professionnels et environ 30 réservistes sous son commandement.
Lèvres pincées et visiblement ému par ce moment solennel, Olivier Calia a reçu tous les honneurs lors de cette prise de fonction. À 55 ans, ce passionné de moto, de vélo et de course à pied vit dans le sud des Landes avec sa compagne et son fils de 12 ans depuis fin 2025.
Un parcours riche au service de la sécurité publique
Olivier Calia explique son arrivée dans les Landes par une logique de déroulement de carrière. Après huit ans dans les Pyrénées-Atlantiques, où il chapeautait Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Biarritz en tant que numéro 3 du département, il devient désormais le numéro 1 dans les Landes. Il succède à Agnès Mazin-Bottier, dont l'éviction par le préfet a créé des tensions, mais selon Calia, l'ambiance est désormais « très apaisée » et le service « fonctionnel ».
Entré dans la police en 1999, sa carrière est riche d'expériences variées : officier en investigations à Levallois-Perret, membre de la brigade criminelle de Versailles, commissaire à Aubervilliers, chef de la division régionale motocycliste, et responsable d'investigations dans le 18e arrondissement de Paris avant de rejoindre la côte basque en 2018.
Des priorités claires pour le département
Le nouveau commissaire définit le métier de policier en 2026 comme celui d'un « serviteur du public », dont la mission est d'assurer la sécurité pour permettre l'épanouissement des libertés. Ses priorités sont clairement établies :
- Les atteintes aux personnes, notamment les violences intraconjugales et intrafamiliales, ainsi que les atteintes aux mineurs.
- La lutte contre le narcotrafic, qu'il qualifie de « gangrène dans notre société ». Il souligne l'importance de s'attaquer à la distribution et aux consommateurs locaux, même si l'éradication totale du trafic semble impossible.
Il justifie l'absence d'un service de police judiciaire à proprement parler dans les Landes par le nombre limité d'affaires criminelles « stricto sensu », tout en notant la présence d'un détachement de l'Office antistupéfiants (Ofast) en raison de la zone frontalière, et d'agents compétents en police judiciaire à Mont-de-Marsan et Dax.
Une vision personnelle et professionnelle
Passionné par son métier depuis l'âge de 11 ans, bercé par les « Brigades du tigre », Olivier Calia cite une affaire emblématique de sa carrière : un enlèvement avec demande de rançon dans le Val-d'Oise en 2007, résolu grâce à une mobilisation massive incluant deux hélicoptères et 150 policiers. « Une affaire juste magique, car tout s'est bien terminé », confie-t-il.
Après cinq semaines de fonctions, il compare son adaptation à « prendre la vague » pour découvrir le territoire, ses partenaires et sa criminalité. Il se dit déterminé à polir les relations, comme des galets, pour assurer une sécurité optimale dans ce département qu'il décrit comme « une terre de traditions et de fêtes », où il compte de nombreux amis, notamment du côté de Mimizan.



