Comment Michelin a imposé ses bornes sur les routes françaises
Michelin : l'histoire des bornes routières iconiques

Une entreprise pionnière du jalonnement routier

Au début du XXe siècle, les routes françaises étaient peu nombreuses et mal signalisées. C'est dans ce contexte que Michelin, entreprise clermontoise, a entrepris de transformer le paysage routier avec ses bornes et panneaux devenus emblématiques. Marie-Claire Demain-Frackowiak, responsable des collections historiques de Michelin, raconte les coulisses de cette aventure.

Un contexte de mobilité naissante

En 1900, la France comptait seulement 2 800 voitures, dont un tiers à Paris. Les routes n'étaient pas goudronnées et se déplacer était difficile. Les cartes indiquaient les numéros des routes, mais aucune signalisation n'existait au bord des chemins, sauf sur les grands axes. Les frères Michelin ont fait de l'absence de signalisation un cheval de bataille.

Le combat pour le numérotage des routes

En 1912, au Salon de l'Aéronautique, le président Armand Fallières a signé la Pétition pour le numérotage systématique des routes, portée par Michelin. André Michelin, ancien cartographe au ministère de l'Intérieur, connaissait bien les cartes d'état-major. Il savait que les cartes routières n'existaient pas et a innové avec le pliage en accordéon, caractéristique des cartes Michelin.

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L'arrivée des bornes et panneaux Michelin

Après la Première Guerre mondiale, Michelin a proposé une série de signalisations routières et a été homologué fabricant en 1931. Les bornes, panneaux kilométriques et plaques étaient en béton et lave émaillée, solides et réfléchissants la nuit. Ils étaient garantis dix ans et fabriqués à Clermont-Ferrand jusqu'au début des années 1970.

Un service d'itinéraires gratuit

Michelin a également ouvert un Bureau d'itinéraire en 1908 à Paris, permettant aux automobilistes de recevoir des itinéraires personnalisés par courrier. Ce service gratuit a rencontré un tel succès qu'il a saturé, poussant Michelin à éditer le premier Guide vert. Le bureau a cessé son activité avec la sortie des guides régionaux.

Un business au service de la mobilité

Derrière ces initiatives, il y avait une stratégie commerciale : promouvoir la marque et créer une synergie entre les produits. Tous contribuaient à faciliter la mobilité, une continuité que l'on retrouve aujourd'hui avec viamichelin.fr.

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