Agression à Alès : Bourgi demande la dissolution du Bloc montpelliérain
Agression à Alès : Bourgi demande dissolution du Bloc

Une violente bagarre a éclaté dans la nuit du 30 au 31 mai lors de la feria d'Alès, impliquant des militants d'extrême droite du groupuscule Bloc montpelliérain. L'attaque a eu lieu au bar communiste Le Prolé, lieu emblématique de la vie militante et culturelle locale, faisant plusieurs blessés. Des plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte par le parquet d'Alès pour violences aggravées.

Le sénateur Hussein Bourgi interpelle le ministre de l'Intérieur

Le sénateur socialiste de l'Hérault, Hussein Bourgi, a appelé ce mercredi le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau à dissoudre le Bloc montpelliérain, qu'il désigne comme responsable des violences. Dans un communiqué, il demande également à Bruno Retailleau de « condamner fermement les violences » et de « les qualifier juridiquement ».

« Je tiens à exprimer tout mon soutien aux victimes, aux témoins et à l'équipe du Prolé, une institution à Montpellier », a déclaré Hussein Bourgi, présent ce mercredi au rassemblement organisé par le Parti communiste français en solidarité avec les personnes agressées.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un historique de violences attribuées à cette mouvance

Le sénateur évoque un historique préoccupant de violences attribuées à cette mouvance : de l'intrusion d'un commando dans les locaux de la Faculté de droit de Montpellier en mars 2018, aux heurts survenus lors du Festival des fanfares en juillet 2024.

Une demande d'action concrète

Hussein Bourgi demande que la préfecture de l'Hérault commande un rapport aux Renseignements territoriaux pour documenter les activités du Bloc montpelliérain. Ce rapport pourrait, selon lui, servir de base légale à une dissolution du groupe. Le sénateur invite le ministre de l'Intérieur à agir avec la même fermeté que lorsqu'il s'agit d'autres formes de radicalité : « Il est temps de savoir si nous pouvons vraiment compter sur le ministre de l'Intérieur pour lutter contre les violences d'extrême droite en France », conclut-il.

Des actes « ni isolés, ni anecdotiques »

Ces événements s'inscrivent dans un contexte plus large de recrudescence des actes racistes et islamophobes en France, explique le sénateur qui cite notamment l'assassinat d'Aboubakar Cissé dans une mosquée à Alès le 25 avril, celui d'Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens le 31 mai et la profanation d'un Coran à Villeurbanne le 3 juin. « Ces actes ne sont ni isolés, ni anecdotiques. Ils témoignent d'un climat dangereux de haine, de xénophobie et d'impunité face à l'extrême droite », alerte le sénateur.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale