Avant de trouver « qui », ils listent ensemble « quoi » : socialistes, écologistes, anciens insoumis et autres membres fondateurs du Front populaire 2027 ont livré une première étape de leur programme commun. Explications.
Un candidat commun, on verra plus tard
Mais un programme en commun, ils y travaillent, car le quoi compte au moins autant que le qui. Régulariser les travailleurs sans papiers, encadrer les marges de la grande distribution sur 100 produits de première nécessité, reconnaître la colonisation comme crime contre l’humanité : les partisans de la primaire de la gauche ont dévoilé 65 premières mesures sur lesquelles ils se sont mis d’accord.
Lors d’un meeting mardi soir à Paris, les membres du « Front populaire 2027 », qui défendent l’idée d’une primaire pour désigner un candidat commun de la gauche à la présidentielle, ont indiqué avoir établi « huit priorités communes ». Il s'agit de « permettre à toutes et tous de vivre dignement, partager les richesses, renforcer nos services publics et réduire l’emprise des logiques marchandes, faire advenir une société des droits, restaurer la confiance dans la démocratie, planifier la transition écologique et sociale, vivre dignement de son travail, une France influente pour un monde de justice et de paix ». Cette liste constitue la « première étape » de leur travail programmatique.
Des marqueurs de gauche
Souvent accusés de ne parler que du processus de désignation au détriment du fond, la patronne des Écologistes Marine Tondelier, son homologue socialiste Olivier Faure, les députés ex-Insoumis Clémentine Autain et François Ruffin, Benjamin Lucas (Génération.s) et l’ancienne candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, Lucie Castets, ont dévoilé sur « frontpopulaire2027.fr » les premières mesures sur lesquelles ils se sont accordés.
Outre des marqueurs comme l’instauration de la taxe Zucman, l’abrogation de la réforme des retraites Borne ou l’augmentation du smic, ils proposent de réquisitionner les logements vides et d’instaurer l’encadrement des loyers « dans toutes les villes tendues », mais aussi d'« encadrer strictement les marges sur 100 produits de première nécessité dans la grande distribution ».
L’autonomie des jeunes
Parmi les mesures, qui ne sont pas détaillées, ils prévoient de proposer « un million de véhicules électriques en leasing social », de créer un « Ticket Climat » pour rendre le train accessible financièrement, et de « donner à tous les jeunes les moyens de leur autonomie, qu’ils soient en étude, en emploi ou en difficulté ».
Ils proposent aussi d’instaurer « une taxe sur les superprofits, les pétroliers et les profiteurs de guerre », de réformer la fiscalité « des super-héritages » ou d’imposer « que les multinationales paient autant d’impôts que les TPE/PME ».
Pour renforcer les services publics et « réduire l’emprise des logiques marchandes », ils prévoient un plan d’urgence pour l’hôpital public et un plan Petite enfance, veulent conditionner les financements de l’enseignement privé « à des critères de mixité sociale » ou encore abroger Parcoursup et Mon master.
Un prix plancher pour l’agriculture
Ils ambitionnent de régulariser les travailleurs sans papiers et d’accorder « des titres de séjours pluriannuels automatiquement renouvelables », d’investir 3 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles, ou encore d’instaurer « un droit à l’alimentation ».
Ils souhaitent aussi « garantir un prix plancher pour les agriculteurs » et « accélérer la sortie des énergies fossiles à travers un pôle public de l’énergie ». Sur le plan international, ils proposent notamment de « reconnaître la colonisation comme crime contre l’humanité ».



