Le pire de la politique : Nice perd les épreuves de glace des JO 2030
Dans son éditorial, Baptiste Bize, directeur de la rédaction, revient sur la débâcle olympique de Nice. Selon lui, Christian Estrosi et Eric Ciotti ont tous deux commis l'erreur de politiser le dossier des Jeux olympiques de 2030, ce qui a conduit à la perte des épreuves de glace. Une situation qui révèle ce que la politique peut produire de pire.
Un premier couac retentissant pour Eric Ciotti
Depuis son élection triomphale à la mairie de Nice il y a deux mois, Eric Ciotti semblait avoir le vent en poupe. Communication efficace, signes d'ouverture bien accueillis, premières économies populaires : le nouveau maire avait réussi à rassurer les plus sceptiques. Sur les plateaux télé, le président de l'UDR mettait en avant son laboratoire niçois, promettant de faire pour la France ce qu'il avait fait pour sa ville. Un gage de crédibilité pour un maire allié à l'extrême droite. Mais la perte des épreuves de glace des JO 2030 constitue le premier couac de son mandat, et il est retentissant. Un sévère revers.
Une erreur partagée entre Estrosi et Ciotti
Si la décision est confirmée, l'opinion retiendra que Christian Estrosi avait gagné les JO et qu'Eric Ciotti les a perdus. Au niveau national, les commentateurs politiques concluront qu'un maire allié à l'extrême droite a effrayé les instances olympiques. En réalité, l'ancien et l'actuel maire ont tous deux politisé ce dossier. Le premier en cherchant à capitaliser sur la promesse olympique pendant la campagne des municipales, le second en critiquant le coût des investissements et en refusant toute utilisation prolongée de l'Allianz Riviera. Le débat acharné n'a pas plu au Comité international olympique. Les négociations engagées dans une ambiance détestable avec Renaud Muselier et la Région Sud, au lendemain des élections, n'ont pas rassuré. Un cas d'école de ce que la politique peut produire de pire.



