Sébastien Lecornu juge la lutte contre le narcotrafic insuffisante
Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a estimé, jeudi 29 mai, que le compte n'y était pas dans la lutte contre le narcotrafic en France. Interrogé sur le sujet, il a plaidé pour un changement d'échelle de la réponse de l'État face à ce fléau.
Un constat sévère
« Le compte n'y est pas », a déclaré le ministre, qui s'exprimait lors d'un déplacement. Selon lui, les moyens actuels ne sont pas à la hauteur de l'ampleur du trafic de stupéfiants, qui gangrène de nombreux quartiers et alimente la violence. Il a souligné la nécessité d'une approche plus globale et plus déterminée.
Des propositions concrètes
Sébastien Lecornu a avancé plusieurs pistes pour renforcer l'efficacité de la lutte. Il préconise notamment un meilleur partage des renseignements entre les services de police, de gendarmerie et de douane, ainsi qu'un renforcement des moyens humains et matériels. Il a également évoqué la possibilité de créer une structure interministérielle dédiée, capable de coordonner les actions sur l'ensemble du territoire.
Un enjeu de sécurité intérieure
Le ministre a insisté sur le fait que le narcotrafic n'est pas seulement un problème de santé publique ou de délinquance, mais un véritable enjeu de sécurité intérieure. Il a rappelé que les réseaux criminels liés à la drogue sont souvent impliqués dans d'autres trafics, comme les armes ou les êtres humains, et qu'ils menacent l'ordre public.
Une réponse attendue
Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement est sous pression pour durcir sa politique antidrogue. Plusieurs élus locaux et associations réclament des mesures plus fermes, notamment dans les zones urbaines sensibles. Sébastien Lecornu, qui a la charge des armées mais aussi de la sécurité nationale, semble vouloir porter le sujet au plus haut niveau de l'État.
Reste à savoir si ses appels seront entendus par l'exécutif, alors que le budget de la justice et de l'intérieur fait l'objet d'arbitrages serrés. Mais pour le ministre, il y a urgence : « Il faut changer d'échelle, sinon nous perdrons la bataille contre les narcotrafiquants. »



