Macron déplore les « mabouls » voulant se fâcher avec l'Algérie
Macron : « mabouls » voulant se fâcher avec l'Algérie

Macron dénonce les « mabouls » qui veulent en découdre avec Alger

Lors d'un déplacement dans le sud de la France, le président Emmanuel Macron a vivement critiqué les voix qui appellent à une rupture des relations avec l'Algérie. « Il y a des mabouls qui veulent se fâcher avec l'Algérie », a-t-il lancé, en référence aux tensions récurrentes autour de la question des médecins à diplôme étranger. Le chef de l'État a estimé que ces positions étaient irresponsables et nuisaient à l'intérêt national.

Un contexte de tensions diplomatiques

Les relations entre Paris et Alger sont régulièrement émaillées de crispations, notamment sur les questions migratoires et la reconnaissance des diplômes. Récemment, le débat sur les médecins formés à l'étranger, dont beaucoup sont algériens, a ravivé les tensions. Certains élus et syndicats dénoncent une « concurrence déloyale » et réclament des mesures restrictives. En réponse, des voix en Algérie ont menacé de remettre en cause la coopération bilatérale.

Macron a appelé à « ne pas tomber dans la surenchère » et à privilégier le dialogue. Il a rappelé que la France avait besoin de ces médecins pour faire face aux déserts médicaux, tout en reconnaissant la nécessité de mieux encadrer leur intégration. « Nous devons trouver des solutions équilibrées, sans braquer personne », a-t-il insisté.

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Des propos qui suscitent des réactions

Les déclarations du président ont provoqué des réactions contrastées. À droite et à l'extrême droite, on dénonce une « naïveté » face à l'Algérie. « Ce n'est pas en traitant ses opposants de mabouls qu'on résoudra le problème », a réagi un député LR. En revanche, du côté de la majorité, on salue une « parole de raison » qui permet d'apaiser les tensions.

Du côté algérien, les médias officiels ont rapporté les propos de Macron sans commentaire, mais des analystes estiment que cette sortie pourrait contribuer à détendre l'atmosphère avant des discussions bilatérales prévues dans les semaines à venir.

Le président a conclu en appelant à « ne pas laisser les extrémistes dicter notre politique étrangère ». Une mise en garde qui vise autant les partisans d'une ligne dure en France que ceux qui, en Algérie, pourraient être tentés par une escalade.

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