Lors de sa dernière séance, le conseil municipal de Langogne a voté une augmentation du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, ainsi que de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2026. Cette décision intervient dans un contexte financier de plus en plus contraint et vise, selon les élus, à garantir le maintien des services publics essentiels pour les habitants.
Des charges en forte hausse
Depuis plusieurs années, la commune subit une augmentation continue de ses charges. Les cotisations retraite des agents municipaux représentent désormais un surcoût annuel compris entre 25 000 et 30 000 euros, une hausse appelée à se poursuivre jusqu’en 2028. Les assurances connaissent également une flambée : +20 % en 2026, soit 10 000 euros supplémentaires, après une augmentation cumulée de 200 % sur quatre ans.
Énergie et économies
Les dépenses énergétiques restent elles aussi sous tension. Électricité, gaz et carburants devraient représenter 540 000 euros en 2026, contre 502 000 euros en 2025. Pour limiter l’impact de ces hausses, la municipalité a déjà engagé, dès le début de l’année, des économies, avec le non-remplacement d’un agent d’entretien parti à la retraite et la suppression d’un demi-poste à l’accueil.
Des recettes en baisse
Dans le même temps, les recettes diminuent. La dotation de compensation liée à la réforme de la taxe professionnelle passe de 104 000 euros en 2024 à seulement 20 000 euros attendus en 2026. La compensation des exonérations de taxe foncière recule également de 38 000 euros. Seule la dotation de l’État progresse légèrement (+17 000 euros), soit +1,8 %, un niveau proche de l’inflation sur l’indice des prix à la consommation prévue à 1,9 %.
Au total, la commune estime à près de 150 000 euros le déséquilibre entre 2025 et 2026.
Les nouvelles taxes
Pour y répondre, le taux de taxe foncière, pour l’année 2026, passera de 48,13 % à 50,54 %, les deux autres taxes évoluant dans des proportions identiques, générant environ 136 000 euros de recettes supplémentaires. Pour un foyer acquittant 2 000 euros de taxe foncière pour son habitation principale, cela représentera environ 8 à 10 euros de plus par mois, selon les élus.



