Julien Orlandini : du rugby à la politique, le premier adjoint de Toulon se dévoile
Julien Orlandini : nouveau premier adjoint de Toulon

Julien Orlandini, le nouveau premier adjoint de Toulon, est un visage frais dans le paysage politique local. Encore novice il y a quelques mois, ce quadragénaire dynamique occupe désormais un poste clé au sein de l'équipe municipale de Josée Massi. Un défi de taille pour cet homme « de défis », arrivé en bord de rade en 2017 pour prendre la tête de la CAF du Var.

Un parcours atypique

Directeur de la CAF du Var depuis près de dix ans, Julien Orlandini s'impose comme un rouage essentiel de la nouvelle majorité. Sa première apparition dans les colonnes de Var-matin remonte à décembre 2017, lors de sa nomination à Toulon. « J'occupais un poste à Paris et j'ai répondu à une offre interne. C'était une belle découverte, même si je connaissais la région pour avoir travaillé cinq ans à Marseille », confie-t-il. Sa femme est originaire d'Antibes, ce qui a facilité son ancrage local.

Le rugby, une passion commune

Enfant du Lot-et-Garonne, Julien Orlandini a longtemps pratiqué le rugby au poste d'arrière. « À Agen où j'ai grandi, comme à Toulon, le rugby, c'est une véritable institution. Ça compte dans l'identité de la commune », souligne-t-il. Cette passion partagée l'a aidé à s'intégrer rapidement. « J'aime le soleil, la mer, mais aussi les espaces verts, le Faron. J'ai compris que ces trésors, les Toulonnais veulent parfois les garder pour eux. Aujourd'hui, je ne me vois plus partir. » Après quelques mois seul, sa femme et ses deux filles l'ont rejoint, d'abord aux Ameniers, puis au Mourillon.

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Un directeur de la CAF innovant

À la tête de la CAF du Var, Julien Orlandini a gagné une réputation de « gros bosseur » et d'« élément moteur ». « La CAF, ce n'est pas la fonction publique. Il y a une souplesse qui permet d'innover », explique-t-il. Après Sciences Po Bordeaux et une prépa ENA, il a réussi les concours de directeur d'hôpital et de directeur d'organisme de sécurité sociale, choisissant le second. À son arrivée à Toulon, il a pris à bras-le-corps le dossier du déménagement de la CAF, un serpent de mer. Malgré la Covid et la guerre en Ukraine, le transfert vers un bâtiment neuf à La Loubière a été effectif en 2025.

De la CAF à la politique

C'est dans le cadre de ses fonctions qu'il a côtoyé Josée Massi, d'abord adjointe à la petite enfance, puis maire et candidate. Dès l'été 2025, il fait partie des premiers à graviter autour d'elle. « J'ai appris à la connaître. On a échangé, comparé nos visions. Nous avions beaucoup en commun sur la méthode et l'attractivité. » Tout l'automne, il travaille et réfléchit. « J'étais persuadé qu'elle était la seule à pouvoir l'emporter contre Laure Lavalette. Alors j'y suis allé à fond. J'aime les challenges, mais surtout gagner. »

Un baptême du feu

Comme plusieurs colistiers, Julien Orlandini a vécu son baptême du feu politique. « Avant la campagne de 2026, je n'avais jamais assisté à un meeting. Je n'ai jamais milité ni adhéré à un parti. » Issu d'une famille de médecins « plutôt de droite, avec une inspiration gaullisme social », il a grandi avec le goût de l'effort. Ces valeurs le poussent à se lancer des défis, dans le travail comme dans le sport, où il privilégie les disciplines « à mental » comme le vélo ou la course à pied.

Premier adjoint, pas dauphin

Julien Orlandini entend transposer cet état d'esprit à la vie publique. « Ce qui compte, c'est de mettre en œuvre ce pour quoi nous avons été élus. Ma délégation inclut les grands projets et le suivi de l'action municipale. » Il assure n'être ni un maire-bis ni un dauphin, contrant les rumeurs d'un passage de relais après trois ans. « Je ne suis que le premier des adjoints. Josée Massi ira au bout de son mandat. » Et après ? « Je n'ai aucun plan de carrière, pas d'ambition politique cachée. Il y a dix ans, si on m'avait dit que je serais premier adjoint à Toulon, je n'y aurais pas cru. »

Un poste adapté à la CAF

Sa participation à la campagne et son mandat d'adjoint ont nécessité des aménagements. Il a annoncé aux agents de la CAF qu'il occuperait désormais des fonctions nationales, conciliant plus facilement emploi et mandat. « C'est un choix de déontologie et de liberté », conclut-il.

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