Le directeur général des services de la Ville de Nîmes, Christophe Madalle, quitte ses fonctions après 24 ans de collaboration avec Jean-Paul Fournier. Un départ officialisé ce lundi 1er septembre par communiqué, mettant en avant une érosion du lien de confiance.
Un départ annoncé
Depuis plusieurs semaines, la rumeur du départ probable du directeur général des services (DGS) de la Ville de Nîmes, Christophe Madalle, enflait. Elle est désormais confirmée officiellement par un communiqué de presse envoyé ce lundi par la municipalité. Le texte précise qu'« après 24 ans de collaboration au plus haut niveau aux côtés de Jean-Paul Fournier, en qualité notamment de directeur de cabinet, puis ces 14 dernières années, de DGS, Christophe Madalle quitte la collectivité ».
Fin de fonctions fin septembre
Christophe Madalle a mis en œuvre les politiques initiées par Jean-Paul Fournier et les élus depuis 2002. À quelques mois de la fin du mandat, et alors que ce lien de confiance s’est sensiblement érodé, d’un commun accord a été décidé la fin de cette collaboration. Christophe Madalle quittera ses fonctions fin septembre. Nicholas Blanc, directeur général adjoint, assurera l’intérim dans l’attente de la désignation de son successeur.
Les raisons de cette rupture
Ce départ interroge. Le fameux lien « érodé » tient-il à la rumeur d’une participation – non confirmée – de Christophe Madalle à une réunion de l’équipe Plantier lors de la scission du printemps dernier, qui a vu le premier adjoint de l’époque déclarer sa candidature aux municipales 2026 ? « C’est possible », suppute un proche de Franck Proust. Mais il laisse entendre que le DGS – souvent incontournable dans le système municipal – prenait aussi, probablement trop de place. « Normalement, les fonctionnaires ont le devoir de conseiller, pas de décider. Ça a fini par agacer les élus ».
Dans l’entourage proche de Jean-Paul Fournier, on ajoute : « Comme lui a dit le maire : “Si tu voulais continuer à faire de la politique, il fallait rester au cabinet.” Il y a eu de vraies tensions suite aux prises de position de Christophe Madalle envers Julien Plantier ». Pour justifier le timing de cette décision, on indique que « la campagne municipale avance, ce n’était plus possible pour Jean-Paul Fournier et Christophe Madalle de travailler ensemble avec une perte de confiance mutuelle ».
La réaction de Julien Plantier
Du côté de Julien Plantier, on réfute toujours cette potentielle réunion printanière : « La réunion à laquelle a assisté Christophe Madalle date de novembre dernier, assure l’ex-Premier adjoint. Je n’étais pas encore candidat et Jean-Paul Fournier était tout à fait au courant de la présence de son DGS ». Julien Plantier entend dans les mots « perte de confiance » un air de déjà-vu : « D’abord le maire vire ses élus, maintenant son DGS… Cela apparaît vraiment comme une fin de règne », soupire le désormais conseiller d’opposition. Il ne cache pas son respect pour le travail de Christophe Madalle : « Je l’ai toujours connu auprès de Jean-Paul Fournier. C’est quand même très dommageable qu’à quelques semaines de la fin de mandat de Jean-Paul Fournier, il soit évincé. Christophe Madalle a peut-être beaucoup de défauts, mais il est intransigeant sur son exemplarité et son professionnalisme ».
Contacté, Christophe Madalle a indiqué que, conformément à ses habitudes, il ne s’exprimerait pas sur ce sujet.



