Plusieurs représentants syndicaux se sont réunis ce 27 avril à la Bourse du travail d'Alès pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme des attaques contre le 1er mai. Lors d'une conférence de presse commune, Myriam Vernale (Snuipp-FSU), Christian Baddi (FO), Robert Guiraud (FO), Martine Sagit (CGT) et Alain Martin (CGT) ont alerté sur une remise en cause de cette journée emblématique.
Un symbole historique à préserver
Martine Sagit a rappelé que le 1er mai n'est pas qu'une fête, mais une commémoration du sang versé pour obtenir la journée internationale des travailleurs. Pour les syndicats, banaliser cette date reviendrait à effacer un repère historique. Myriam Vernale a prévenu : si ce jour disparaît, ce sera un jour comme un autre, insistant sur la nécessité de préserver les acquis sociaux, de la Sécurité sociale au Code du travail.
Contexte international et économique
Robert Guiraud a élargi le propos au contexte actuel, s'inquiétant de la marche à la guerre au niveau national et mondial, et appelant à ne pas dissocier la mobilisation sociale des enjeux internationaux, notamment en Ukraine. Martine Sagit a également insisté sur l'importance d'un appel à la paix.
Sur le plan économique, Christian Baddi a pointé les conséquences sur le pouvoir d'achat. Selon lui, la tentation de travailler les jours fériés traduit une insuffisance des salaires. Il a ajouté : augmentez les rémunérations, et les salariés ne voudront plus travailler ces jours-là. Alain Martin a dénoncé une attaque non innocente contre le 1er mai, évoquant des dérogations accordées sous faux prétextes, notamment dans la boulangerie. Il critique la création de lois qui ne sont pas sanctionnées si elles font travailler les salariés ce jour-là, y voyant une fragilisation du droit du travail et des libertés syndicales.
Un appel à la mobilisation
Les syndicats affirment mener une bataille plus large. Si on cède sur le 1er mai, c'est la porte ouverte à d'autres reculs, alerte la FSU. Tous insistent sur la défense des droits des travailleurs, des retraités, des privés d'emploi, ainsi que sur l'avenir de la jeunesse et l'égalité femmes-hommes.
Malgré un contexte économique jugé peu propice à la mobilisation, les organisations appellent à se rassembler. Christian Baddi a rappelé que ce n'est pas un jour de grève, mais un moment pour exprimer le mécontentement. Le rendez-vous est fixé à 10h30 devant la mairie d'Alès pour un parcours raccourci passant par le Gardon, avant un retour à la Bourse du travail. Ils concluent d'une même voix : on n'est pas dupes, et on continuera à combattre ces attaques.



