Wauquiez garde ses distances avec Lecornu
Bien que Laurent Wauquiez apprécie Sébastien Lecornu et le juge habile et professionnel, il tient à préserver son autonomie. Le 6 mai, lors de la réception organisée pour les députés du socle commun, le Premier ministre a invité le patron des députés LR à le rejoindre sur l’estrade. Mais l’ancien sarkozyste a refusé, contrairement à ses homologues Gabriel Attal et Marc Fesneau. Pour garder son indépendance, il ne participe pas aux réunions convoquées par le chef du gouvernement avec les présidents de groupe du socle commun. Sébastien Lecornu n’en prend nullement ombrage. Contrairement à ses prédécesseurs, il estime pouvoir s’appuyer sur le député LR de Haute-Loire, avec qui il s’est affiché le 1er mai en venant dans son fief. Quand il était Premier ministre, Michel Barnier avait en effet eu très souvent maille à partir avec Wauquiez, issu pourtant comme lui des Républicains. « Dès que tu dis avoir remporté une victoire sur le gouvernement, c’est toujours pour aggraver le déficit », lui avait reproché un jour Barnier, estomaqué par ses manières de faire.
Au MoDem, l’après-Bayrou a commencé
Depuis sa défaite aux municipales à Pau, l’hypothèse d’une nouvelle candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle s’estompe jusque dans son camp. « Il y a des portes qui se ferment et ne se rouvrent plus », lâche une figure du MoDem. La question de sa succession à la tête du parti centriste est même déjà posée. « En interne, la campagne a commencé, glisse un député MoDem. Ça se jouera entre [Marc] Fesneau et [Jean-Noël] Barrot mais, à date, Fesneau lui met une tôle. C’est l’apparatchik qui tient les fichiers, il prépare déjà l’après-Bayrou ! » À moins que… « Bayrou ne trouve quelqu’un d’autre sur une étagère ! » Ou dans un placard ?
Retailleau ne fera pas (tout) comme Fillon
Le candidat LR à l’Élysée n’aura pas le même programme que son mentor, en particulier sur le modèle social, que François Fillon voulait raboter. « Attention à ne pas détricoter la solidarité nationale », insiste Bruno Retailleau, qui avoue avoir été « traumatisé » en 2017 par le tollé sur le volet santé du programme filloniste, prévoyant de dérembourser une partie des dépenses maladie. « La droite doit défendre les services publics », insiste-t-il même. Filloniste un jour, mais pas toujours.
De quoi Mélenchon a-t-il l’expérience ?
Le leader des Insoumis prétend qu’il est « le mieux préparé » pour diriger le pays. Il aurait l’« expérience » du pouvoir exécutif. Voyons cela de près. Il a été ministre délégué à l’Enseignement professionnel (2000-2002), directeur de cabinet du maire de Massy (1978), président délégué du conseil général de l’Essonne (1998-2004), et chef trotskiste de l’OCI à Besançon (1972-1976) sous le pseudo « Santerre ». Il a bataillé pendant cinq ans dans les AG de l’Unef bisontine (1969-1974), dans les couloirs de treize congrès du PS, contre François Hollande en 1997 pour le poste de premier secrétaire (8 % contre 91 %), et au premier tour de trois présidentielles (11 % en 2012, 19,6 % en 2017, 21,9 % en 2022). Il s’est préparé à aller « négocier » avec Poutine, et il a appris l’espagnol avec des chefs d’État « latinos » comme Gustavo Petro, Hugo Chavez ou Evo Morales.
Guerre de religion autour de Trump
Le 12 avril, Donald Trump, espérant plaire à son électorat, poste sur Truth Social une image de lui en Christ sauveur. C’est un tollé, notamment au Vatican. Deux jours plus tard, le vice-président J.D. Vance, catholique converti, aggrave les relations en défendant le concept augustinien de « guerre juste » en Iran : l’Église le conteste. Le secrétaire d’État, le très catholique Marco Rubio, est envoyé le 7 mai au Vatican pour apaiser les tensions. Un camouflet pour Vance, rival de Rubio pour l’après Trump.
Le chiffre : 95 milliards d’euros
C’est la somme perçue par l’État au titre de l’impôt sur le revenu (IR) en 2025 – un record –, contre 88 milliards d’euros en 2024. Selon le rapport d’activité de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), 19 040 297 foyers fiscaux ont acquitté l’IR, représentant 45,7 % de l’ensemble des foyers fiscaux.
Du neuf avec du vieux
Les appareils vintage reviennent en force. Les recherches sur eBay pour l’iPod d’Apple ont augmenté de 25 % entre 2024 et 2025. Les lecteurs de cassette audio voient leurs prix grimper de 20 % en un an, et Sony vend même une version numérique du bon vieux Walkman. Les ventes d’appareils photo argentiques ont décollé de 6 % entre 2023 et 2024 dans le monde. Les consoles de jeux, via le site Back Market, annoncent des ventes en hausse de 32 % (2024 à 2025). Les caméscopes VHS et mini-DV, comme le Sony DCR-VX1000, sont prisés des tiktokeurs.



