Un coup de communication qui tourne au fiasco pour Renaissance
À quelques jours de la sortie de son ouvrage « En homme libre », Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, se retrouve au cœur d'une polémique embarrassante. Son parti a en effet diffusé sur les réseaux sociaux des avis élogieux et des photomontages montrant des célébrités internationales en train de lire son livre, le tout généré par intelligence artificielle sans le consentement des personnes concernées.
Des célébrités instrumentalisées sans autorisation
Parmi les personnalités dont l'image a été utilisée sans permission, on retrouve l'actrice Emma Watson, mondialement connue pour son rôle d'Hermione Granger dans la saga « Harry Potter », la chanteuse Rosalía, et même le footballeur Cristiano Ronaldo. Les publications, rapidement supprimées mais largement partagées via captures d'écran, présentaient ces stars attribuant cinq étoiles au livre de l'ancien Premier ministre.
« Oubliez le Ministère de la Magie, voilà le vrai programme ! Honnêtement, même Hermione l'aurait dévoré d'une traite sans jamais quitter la bibliothèque de Poudlard ! Une lecture indispensable », pouvait-on lire sous une photo montrant Emma Watson tenant l'ouvrage. Des références à l'univers d'Harry Potter parsemaient ce commentaire factice, tout comme d'autres éloges générés pour d'autres célébrités.
Une réaction immédiate sur les réseaux sociaux
Les internautes n'ont pas tardé à dénoncer cette pratique. « C'est totalement illégal de prendre l'image d'une personne sans son consentement », a tweeté un utilisateur en mentionnant directement Gabriel Attal. D'autres ont pointé du doigt l'utilisation frauduleuse de l'identité de personnalités publiques à des fins promotionnelles.
Face à ce bad buzz grandissant, Renaissance a finalement reconnu une erreur de communication. « Des jeunes militants ont envoyé des visuels parodiques sur le livre et l'équipe web du parti a voulu les partager », a expliqué le parti contacté par le Huffpost. Toutes les publications incriminées ont été retirées des réseaux sociaux dans les 24 heures suivant leur diffusion.
Un contexte politique sensible
Cette maladresse intervient à un moment particulièrement délicat pour Gabriel Attal, qui s'apprête à entamer une tournée de dédicaces et à rencontrer les Français dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027. Son livre « En homme libre », qui devait faire l'objet d'une promotion soignée, se retrouve ainsi associé à une polémique numérique embarrassante.
Dans cet ouvrage à la fois personnel et politique, l'ancien Premier ministre revient notamment sur la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 par Emmanuel Macron, un événement qu'il a vécu de l'intérieur en tant que chef du gouvernement. Il y aborde également des aspects de sa vie privée, comme son homosexualité ou les addictions de son père.
Cette affaire illustre les risques liés à l'utilisation non contrôlée de l'intelligence artificielle dans la communication politique, et soulève des questions éthiques quant à l'utilisation de l'image des personnalités publiques sans leur accord préalable.



