Un meeting bondé pour la gauche de rupture à Montpellier
Ce 15 février, la salle de concert Le Dièze, située dans la zone d'activité du Marché gare à Montpellier, a connu une affluence exceptionnelle. Près de 1 200 personnes se sont pressées pour écouter Nathalie Oziol, candidate de La France insoumise aux élections municipales, et ses soutiens. Parmi eux, Jean-Luc Mélenchon, le chef de file du mouvement, a pris la parole pour dénoncer vigoureusement la gestion de la ville par le maire sortant Michaël Delafosse.
Une coalition contre le « baronisme socialiste »
L'événement a réuni plusieurs figures de l'opposition locale, dont l'ancienne fédérale écologiste Julia Mignaca et l'élue municipale Alenka Doulain. Ensemble, elles ont exprimé une volonté commune de mettre un terme à ce qu'elles qualifient de « baronnie socialiste » à Montpellier. Julia Mignaca a ouvert les hostilités en rappelant les controverses passées, notamment concernant le droit de grève des Atsem et les politiques d'urbanisme du Parti socialiste.
Nathalie Oziol a ensuite insisté sur l'importance du regroupement des forces de rupture. « Notre regroupement, c'est le pire scénario pour le PS », a-t-elle déclaré, affirmant que cette coalition était en passe de l'emporter face à Michaël Delafosse. Elle a appelé à tourner la page de cinquante ans de gestion qu'elle juge injuste, en promettant une rupture totale et irréversible.
Un programme axé sur la justice sociale et écologique
La candidate a détaillé les priorités de son programme, centrées sur la lutte contre toutes les formes de précarité, y compris le sans-abrisme, et la mise en place de restaurants populaires pour les étudiants. Elle a également évoqué la nécessité d'une « bifurcation écologique », avec la réappropriation de terres comme Cité bergère, Montcalm et Malbosc pour les mettre au service des Montpelliérains.
Oziol a vivement critiqué le maire sortant, l'accusant d'autoritarisme et de bétonnage. « Michaël Delafosse, c'est le maire qui décide tout, tout seul avec ses amis. C'est le maire local du 49.3 », a-t-elle lancé, promettant de supprimer la charte de la laïcité et le jumelage avec Tibériade si elle est élue.
L'appel à la « révolution citoyenne » de Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole pour relier les enjeux locaux aux ambitions nationales de La France insoumise. Il a appelé à agir localement tout en pensant globalement, faisant de l'élection municipale un moment de prise de conscience citoyenne. « Il faut tout changer, vite et fort, de la cave au grenier ! », a-t-il exhorté.
Le leader insoumis a rappelé l'axiome central du mouvement : « Le nouveau collectivisme, c'est d'abord nous soucier des autres ». Il a lancé un appel ferme aux électeurs : « Ne pardonnez pas à Delafosse ! La révolution citoyenne, c'est la révolution du contrôle populaire ». Mélenchon a conclu en soulignant que les problèmes locaux sont aussi nationaux, et que la victoire aux municipales est essentielle pour changer les choses en profondeur.
Ce meeting a ainsi marqué un temps fort de la campagne municipale à Montpellier, où la gauche de rupture cherche à mobiliser largement pour les scrutins des 15 et 22 mars prochains. L'affluence record et les discours passionnés témoignent de l'intensité de la bataille politique qui se joue dans la ville.



