La ministre du Travail américaine Lori Chavez-DeRemer quitte le gouvernement Trump
Lori Chavez-DeRemer, la ministre américaine du Travail, a annoncé son départ du gouvernement de Donald Trump ce lundi, après treize mois de mandat émaillés par une succession de scandales. La Maison Blanche a confirmé cette information par l'intermédiaire de son directeur de la communication, Steven Cheung, sur le réseau social X.
Une troisième femme à quitter l'administration en six semaines
Arrivée en poste en mars 2025, Lori Chavez-DeRemer devient ainsi la troisième femme à quitter le gouvernement Trump en l'espace de six semaines. Elle suit les départs forcés de Kristi Noem, ministre de la Sécurité intérieure, et de Pam Bondi, ministre de la Justice. Cette vague de départs féminins soulève des questions sur la stabilité de l'administration.
Dans son communiqué, Steven Cheung a salué le travail de la ministre, affirmant qu'elle avait accompli un « boulot phénoménal » en protégeant les travailleurs américains et en mettant en œuvre des pratiques de travail justes. Il a également précisé que Keith Sonderling, actuel numéro deux du ministère, assurerait l'intérim à la tête du département.
Des accusations multiples qui ont précipité son départ
Le mandat de Lori Chavez-DeRemer a été marqué par des controverses dès son arrivée. Âgée de 58 ans, cette ancienne députée de l'Oregon était initialement perçue comme proche des syndicats, contrastant avec les positions des nombreux patrons du gouvernement Trump. Cependant, son passage au ministère a été associé au limogeage et au départ contraint de milliers de fonctionnaires, une pratique courante depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.
Ces derniers mois, une série d'accusations ont terni son image et accéléré son départ. Selon le New York Post, elle fait l'objet d'une enquête pour avoir entretenu une relation « inappropriée » avec un subordonné. De plus, elle est accusée de consommer de l'alcool dans son bureau pendant les heures de travail et de fraude liée à des déplacements officiels supposément transformés en voyages d'agrément avec sa famille et ses amis.
Un climat de travail toxique et des plaintes internes
Le New York Times a rapporté que Lori Chavez-DeRemer a été visée par trois plaintes déposées par des employées du ministère, qui l'accusent d'avoir créé un climat de travail toxique. En février, le quotidien a également révélé, citant des sources proches du dossier et des documents de police, que son époux, Shawn DeRemer, avait été interdit d'entrée au ministère après des accusations d'agression sexuelle par au moins deux employées.
Malgré ces allégations, la Maison Blanche avait initialement défendu la ministre, qualifiant ces accusations de « sans fondement » en janvier dernier. Dans un message publié sur X, Lori Chavez-DeRemer a remercié Donald Trump, exprimant avoir eu « l'honneur et le privilège de servir dans cette administration historique » et affirmant qu'elle continuerait à se battre pour les travailleurs américains dans le secteur privé.
Son départ souligne les tensions persistantes au sein du gouvernement Trump et les défis liés à la gestion des ressources humaines dans cette administration. Les observateurs politiques suivront de près les conséquences de ce départ sur la politique du travail aux États-Unis.



