Ce mercredi, une vingtaine de militants ont perturbé la cérémonie officielle de la Journée nationale de la Résistance organisée par la mairie d'extrême droite de Six-Fours, devant la stèle de Jean Moulin. Le collectif « Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne » avait appelé à une contre-cérémonie pour dénoncer ce qu'il considère comme une tentative de récupération de l'histoire par le Rassemblement national.
Une ambiance tendue mais sans débordements
Les manifestants, issus de diverses formations politiques et syndicales, ont investi le rond-point Jean-Moulin quelques minutes avant l'arrivée de la délégation municipale. Munis de banderoles et de drapeaux, ils ont scandé des slogans comme « Eux, ils ont Pétain. Nous, on a Moulin ! » ou « À bas les collabos ! ». La police, présente en renfort, a surveillé la scène sans intervention majeure.
La colère des militants
Un porte-parole du collectif a justifié l'action : « On ne peut pas tolérer qu’un maire RN pilote une cérémonie qui va dédouaner son parti de sa filiation avec la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale. » Une jeune femme, très émue, a ajouté : « Que ces gens osent célébrer la Résistance, c’est juste ignoble ! » Un autre militant a insisté sur la « perversion des idées » de l'extrême droite, accusant le parti de vouloir réécrire l'histoire pour conquérir le pouvoir en 2027.
La réaction du maire
Le député-maire Frédéric Boccaletti, visiblement agacé, a déclaré : « C’est bien, ils auront leur petit moment de gloire. » Il a également critiqué le fait que la manifestation n'ait pas été déclarée en préfecture, ajoutant : « On n’est pas à la Fête de l’Huma, ici. »
Un incident symbolique
Après le départ des manifestants, la cérémonie a pu se dérouler, mais un couac est survenu : la gerbe destinée à honorer Jean Moulin avait été oubliée par les services municipaux. Certains spectateurs y ont vu « un signe du destin ». L'incident a renforcé la tension autour de cet hommage controversé.



