L'Occident en déclin : une analyse sans concession des dérives politiques
Faut-il persister à se consoler par des comparaisons plutôt que de se désoler en contemplant la réalité ? Confronté à ses adversaires, l'Occident présente désormais les symptômes inquiétants d'un service hospitalier de soins palliatifs : aucune figure politique ne semble capable d'inverser la tendance.
Le panorama désolant des dirigeants occidentaux
Chaque nation porte sa propre croix dans ce paysage politique morose. Les divagations régulières de Donald Trump, bien qu'elles ne soient pas toujours dénuées de sens, contrastent avec la lâcheté insensée de Keir Starmer. Le Premier ministre britannique apparaît rongé par les communautarismes comme par des parasites, tandis que l'antisémitisme frénétique de Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol en perdition, complète ce tableau peu glorieux.
La France et l'héritage gaullien : un rempart fragile
Si la France semble mieux préserver son rang dans le concert des nations occidentales, elle le doit en partie à l'héritage gaullien d'une politique étrangère indépendante. Cependant, en observant attentivement Emmanuel Macron, on peine à ne pas évoquer la célèbre formule du général de Gaulle concernant Albert Lebrun, dernier président de la IIIe République : « Au fond, comme chef d'État, deux choses lui avaient manqué : qu'il fut un chef et qu'il y eut un État. »
En neuf années de macronisme, malgré les dénégations des plus optimistes, la France a subi une chute spectaculaire. L'endettement public s'est considérablement accru tandis que l'immigration massive a continué d'augmenter. Parallèlement, la richesse nationale a proportionnellement diminué : comme le souligne Pierre Gattaz, président de l'Institut des solutions, notre croissance annuelle avoisinant péniblement 1% depuis un quart de siècle, nous avons stagné pendant que la Suisse devenait deux fois plus riche et les États-Unis affichaient une progression de 80%.
La stratégie de diversion macroniste
Illusionniste invétéré, Emmanuel Macron maîtrise l'art d'attirer l'attention des spectateurs pour détourner leur regard des réalités préoccupantes. Cette approche relève de la stratégie du leurre, de la diversion ou de l'attrape-gogo selon les circonstances. Alors que les problèmes nationaux s'accumulent, le gouvernement lance successivement la loi sur l'euthanasie et une croisade médiatique contre CNews orchestrée par Laurent Nunez et les partisans du macronisme.
S'appuyant sur des déclarations tronquées ou décontextualisées suite à l'installation du nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ils ont crié au « racisme » au grand dam de commentateurs comme Michel Onfray, qui rappelle n'avoir évoqué ni la « race » ni la « couleur de peau » dans ses propos. Cette instrumentalisation politique soulève des questions troublantes sur la liberté d'expression.
LFI : la double stratégie persistante
Le charismatique Bally Bagayoko, artiste du double langage et tacticien impitoyable, continue de marquer des points politiques. Rien ne semble pouvoir freiner La France Insoumise, pas même ses revers électoraux. Cette formation maintient simultanément deux stratégies : démocratique et révolutionnaire. Si l'une échoue, l'autre prend immédiatement le relais. Sa déception après le second tour des municipales ne l'a pas empêchée de lancer une offensive politique sans précédent, annonciatrice potentielle de périodes troubles.
La violence politique : un héritage français persistant
La violence politique constitue l'un des boulets historiques de la France, comme le rappelle l'historien Michel Winock dans son ouvrage La Commune. La guerre civile des Français. Ce récit passionnant des 72 jours de 1871 révèle comment Paris a dévoilé sa « part maudite », une tragédie constamment rejouée entre Français dont l'histoire représente une quête sans fin du « modus vivendi national ».
Si l'auteur affiche clairement ses convictions de gauche, il évite heureusement l'écueil mélenchonien consistant à exalter toutes les turpitudes de ce « 1793 » miniature, lorsque Paris s'est soulevé contre le gouvernement légitime réfugié à Versailles. On peut toutefois regretter qu'il passe sous silence la tentative avortée des insurgés de mettre le feu au musée du Louvre et à ses collections inestimables.
L'Histoire comme miroir et avertissement
Quand on néglige l'Histoire, c'est elle qui finit par nous rattraper. La lecture de La Commune de Michel Winock (Gallimard, collection « Les journées qui ont fait la France », 336 pages, 22,50€) nous enseigne tout ce dont nous sommes collectivement capables. Cet ouvrage nous incite à tout mettre en œuvre pour éviter qu'un nouvel affluent ne vienne grossir le grand fleuve sanglant qui traverse nos siècles, d'un massacre à l'autre, de la Saint-Barthélemy à la Terreur de 1793 en passant par l'écrasement de la révolte vendéenne ou celle des ouvriers parisiens en juin 1848.
La vigilance historique demeure notre meilleure protection contre la répétition des tragédies politiques qui ont marqué notre passé national.



