La France insoumise rejette fermement toute implication dans la mort de Quentin Deranque
Le mouvement politique La France insoumise persiste à nier catégoriquement tout lien avec le décès tragique du jeune militant nationaliste Quentin Deranque. Une enquête judiciaire pour « homicide volontaire » a été officiellement ouverte, plongeant le monde politique français dans une polémique intense.
Des accusations qualifiées de « mensongères » par les dirigeants LFI
Sur les ondes de France Inter, Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré avec fermeté qu'il n'existait « aucun lien » entre son mouvement et cette affaire dramatique. Il a vivement dénoncé des accusations qu'il juge « infondées, graves et mensongères », appelant à la responsabilité collective.
« J'appelle tout le monde à la responsabilité et à la vigilance parce que, quand on lance des accusations infondées, graves et mensongères, ça a des conséquences », a-t-il déclaré, insistant sur l'absence totale de responsabilité politique de son parti dans ce drame.
Une récupération politique dénoncée par les Insoumis
Le député Éric Coquerel a pour sa part dénoncé sur RTL ce qu'il qualifie de « récupération sordide et politicienne » de ce décès. Selon lui, ces attaques viseraient délibérément à affaiblir, voire à éliminer la seule force alternative de gauche capable de contrer l'extrême droite.
De son côté, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, a précisé sur LCP : « S'il y a des gens ex-Jeune Garde qui se trouvent dans l'agression de Quentin Deranque, j'appelle à ce qu'ils soient punis », tout en maintenant que cela n'a « rien à voir avec nous ».
Le contexte trouble de l'agression à Lyon
Les circonstances exactes du décès de Quentin Deranque restent encore floues. Agressé violemment jeudi soir à Lyon, cet étudiant assurait, selon le collectif identitaire Némésis, la sécurité de militantes venues manifester contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Le collectif Némésis affirme que l'agression aurait été perpétrée par des militants antifascistes, dont certains seraient issus de la Jeune Garde, une organisation fondée en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France insoumise.
Les réactions politiques et la procédure de dissolution
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé lundi la « responsabilité morale » de La France insoumise dans ce qu'elle décrit comme un « climat de violence » grandissant dans le débat politique français.
À gauche, Raphaël Glucksmann a jugé « impensable » toute alliance future avec LFI en vue de l'élection présidentielle de 2027, marquant une fracture profonde au sein de la gauche française.
La Jeune Garde, quant à elle, a assuré ne pouvoir « être tenue pour responsable » de cette mort, ayant suspendu toutes ses activités en raison d'une procédure de dissolution en cours. Manuel Bompard a toutefois insisté : « S'il y a des personnes, parmi les personnes mises en cause, qui ont une responsabilité dans ce drame et qui ont été membres de la Jeune Garde, ils doivent être punis ».
Une minute de silence solennelle sera observée ce mardi à l'Assemblée nationale en hommage à Quentin Deranque, alors que les investigations se poursuivent activement pour élucider les responsabilités exactes dans cette affaire qui secoue la classe politique.



