Marine Le Pen appelle à une motion de censure transpartisane contre la PPE3
Le Pen veut une motion transpartisane contre la PPE3

Marine Le Pen exige une motion de censure transpartisane pour contrer la PPE3

Dans une déclaration ferme, Marine Le Pen, cheffe du groupe des députés du Rassemblement national, a exprimé son souhait de voir se former une motion de censure transpartisane visant à renverser le gouvernement Lecornu. Elle accuse le président Emmanuel Macron de passer en force en utilisant un décret plutôt qu'une loi pour imposer la troisième Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE3), dévoilée par le Premier ministre jeudi matin.

Une feuille de route énergétique jugée illégitime

La dirigeante de l'extrême droite estime que cette feuille de route énergétique, devenue un enjeu politique majeur pour le RN, est illégitime. Selon elle, elle est adoptée sous la pression de la Commission européenne, ce qui remet en question sa validité démocratique.

Des préoccupations économiques majeures

Marine Le Pen souligne que la PPE3 entraînera une explosion des coûts énergétiques en France, avec des répercussions désastreuses sur l'économie et le pouvoir d'achat des familles. Elle critique le soutien aux énergies intermittentes, comme le solaire et l'éolien, qui, selon elle, se répercutera sur les consommateurs ou les entreprises.

Le RN reproche également au gouvernement de ne pas avoir chiffré le coût économique et budgétaire de cette PPE3, notamment pour des secteurs clés tels que :

  • Le transport
  • L'agriculture
  • L'industrie

Un ultimatum de sept jours pour une alliance politique

Marine Le Pen a lancé un appel aux élus, en particulier à ceux des Républicains (LR), pour qu'ils cosignent une motion transpartisane sous sept jours. Elle a rappelé que Bruno Retailleau, chef de LR et futur candidat à la présidentielle, a jugé que ce texte compromet l'avenir économique et industriel de la France.

Elle a ajouté que, faute d'accord, le RN déposera sa propre motion de censure. De plus, elle a confirmé un recours à venir devant le Conseil d'État, renforçant ainsi son opposition juridique.

Un contexte politique tendu

Jusqu'à présent, les motions de censure du RN n'ont jamais été votées par la gauche, une condition essentielle pour renverser le gouvernement. Cette situation illustre les défis politiques auxquels fait face l'extrême droite dans sa quête de soutien transpartisan.