Un rassemblement sous le signe de l'hommage et de la colère
Ce samedi 15 février 2026, une dizaine de personnalités issues de diverses mouvances d'extrême droite se sont rassemblées devant le campus historique de la Sorbonne, à Paris. Parmi elles, la députée européenne Marion Marechal et la députée RN Anne Sicard ont répondu à l'appel du groupuscule identitaire Les Natifs. Ce collectif, qui a pris la suite de Génération Identitaire après sa dissolution pour racisme et violence, est régulièrement poursuivi en justice.
La mort de Quentin D. ressoude un camp divisé
La mort tragique de Quentin D., un militant de 23 ans tabassé dans les rues de Lyon le vendredi 13 février par des agresseurs non identifiés, a servi de catalyseur à ce rassemblement. Cet événement a temporairement ressoudé un camp traditionnellement rongé par les divisions et habituellement soucieux de se distancier de ses éléments les plus radicaux, ouvertement racialistes ou antisémites, qui ont pourtant officié comme organisateurs ce jour-là.
Plusieurs centaines de personnes, quasi-exclusivement des hommes de tous âges, ont bravé les intempéries pour écouter les discours d'hommage. La foule, bien plus large que les cortèges identitaires habituels, a scandé des slogans tels que « LFI assassin ! » ou « Justice pour Quentin ! », dans une atmosphère chargée de colère.
Des parapluies pour se protéger des regards
Comme souvent lors des manifestations d'extrême droite, des parapluies ont été utilisés par le service d'ordre pour empêcher les prises de photographies et protéger l'anonymat des participants. Cette technique a été largement employée dans le Quartier Latin, où s'est tenu le rassemblement, illustrant la méfiance persistante de ces groupes envers les médias et les autorités.
Ce rassemblement souligne la capacité de mobilisation de l'extrême droite autour de causes sensibles, malgré ses divisions internes et les poursuites judiciaires qui visent régulièrement ses organisations. La mort de Quentin D. a ainsi offert un point de ralliement inattendu, permettant à des figures politiques et à des militants de se retrouver dans un moment d'unité rare, bien que sous le signe du deuil et de la protestation.



