Un ancien élu écologiste de Nice exprime sa colère contre la gauche niçoise qu'il accuse de collaborer avec Eric Ciotti, le maire LR de la ville, pour des postes et des avantages. Fabrice Decoupigny, qui avait été écarté de la liste pour les municipales de 2026, ironise sur la nomination de Julien Picot, secrétaire départemental du Parti communiste français dans les Alpes-Maritimes, à la présidence de la commission des finances de la Ville de Nice. Une décision soutenue par la majorité municipale menée par Eric Ciotti.
Une nomination controversée
Fabrice Decoupigny, ancien conseiller municipal écologiste d'opposition, s'interroge : "Comment la gauche peut-elle accepter de présider la commission des finances d'une mairie frontiste ?" Il dénonce une "normalisation de l'extrême droite" et estime que la gauche niçoise participe à ce processus. "Alors comme ça, on accepte l'ouverture de l'extrême droite ?", poursuit-il, rappelant qu'il avait déjà critiqué le maintien de la liste écologiste au second tour des municipales, contre l'avis de l'ex-maire Christian Estrosi qui appelait à faire barrage au Rassemblement national.
Un deal politique ?
Selon Decoupigny, cet accord entre la gauche et Ciotti s'explique par des intérêts personnels : "Pour un ou deux collaborateurs, on va à la soupe." Il rejette l'argument de la transparence avancé par les partisans de cette nomination. En effet, Julien Picot a été élu à la tête de la commission des finances avec le soutien des élus LR, suscitant des interrogations sur les motivations de cette alliance.
Cette situation ravive les tensions politiques à Nice, où les alliances entre partis traditionnels et extrême droite sont régulièrement critiquées par les militants écologistes et certains membres de la gauche.



